Modifié le 02 janvier 2018

Une hausse de 2 degrés entraînerait l'assèchement d'un quart des terres

Pour combattre la désertification, de l'herbe est plantée sur des terres arides dans la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine.
Pour combattre la désertification, de l'herbe est plantée sur des terres arides dans la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine. [Stringer - Reuters]
Même si l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés était atteint, au moins un quart des terres s'assécheraient "considérablement", affirme une étude publiée lundi.

L'Accord de Paris sur le climat, signé en 2015, vise à contenir la hausse de la température sous le seuil critique de 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle, voire 1,5 degrés.

Selon une étude publiée dans la revue Nature Climate Change, avec une hausse des températures de 2 degrés - qui pourrait arriver entre 2052 et 2070 -, entre 24% et 32% de la surface terrestre deviendrait plus sèche.

Par conséquent, la dégradation des sols et la désertification s'accéléreraient, tout comme la perte de biodiversité, notamment plantes et arbres indispensables pour absorber le CO2, responsable du changement climatique. L'aridification attiserait également sécheresses et incendies.

Phénomène atténué sous les 1,5 degré

En revanche, si l'humanité parvient à contenir le réchauffement sous 1,5 degré, seulement 8 à 10% des terres deviendraient plus sèches, selon les scientifiques qui ont réalisé l'étude.

>> Lire aussi: Une étude prédit la disparition des glaciers en Suisse centrale d'ici 2090

ats/mh

Publié le 02 janvier 2018 - Modifié le 02 janvier 2018

La planète se dirige vers +3 degrés

En vertu de l'Accord de Paris, les Etats se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais sur la base de ces engagements nationaux, la planète se dirige toujours vers une hausse des températures de 3 degrés.

Déjà une hausse de moins de 1 degré, telle qu'enregistrée jusqu'ici, a suffi à provoquer plus de précipitations, le rétrécissement de la banquise ou l'augmentation du niveau moyen des océans.