Modifié le 11 juin 2018

Les plus vieux baobabs d'Afrique meurent de "manière spectaculaire"

Le baobab Chapman au Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales.
Le baobab Chapman au Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales. [Patrick Dieudonne / Robert Harding Premium - AFP]
La grande majorité des plus vieux baobabs d'Afrique se meurent depuis une dizaine d'années, ont annoncé lundi des chercheurs. Ils évoquent le dérèglement climatique comme possible cause de cette disparition "d'une ampleur sans précédent".

"Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les grands baobabs d'Afrique australe ont commencé à mourir, mais depuis 10-15 ans, leur disparition a rapidement augmenté à cause des températures très élevées et de la sécheresse", a expliqué Adrian Patrut, de l'Université Babes-Bolyai en Roumanie, coauteur de l'étude parue dans la revue Nature Plants.

Plus de 1000 ans

Âgés de 1100 à 2500 ans, les baobabs et leurs troncs massifs couronnés de branches aux allures de racines, sont une des silhouettes les plus emblématiques des savanes arides. Mais, au cours des 12 dernières années, 9 des 13 plus vieux baobabs sont partiellement ou totalement morts, selon l'étude.

Parmi les victimes, trois monstres symboliques: Panke, originaire du Zimbabwe, le plus vieux baobab (2450 ans), l'arbre de Platland d'Afrique du Sud, l'un des plus gros du monde, avec un tronc de plus de 10 m de diamètre, et le célèbre baobab Chapman du Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales, classé monument national.

ats/afp/lan

Publié le 11 juin 2018 - Modifié le 11 juin 2018