Publié le 31 janvier 2018

Facebook va interdire toute publicité liée aux cryptomonnaies

Le groupe américain Facebook va interdire la publicité pour les cryptomonnaies, dont le bitcoin est la plus connue.
Le groupe américain Facebook va interdire la publicité pour les cryptomonnaies, dont le bitcoin est la plus connue. [ulchik74 - fotolia]
Le groupe américain Facebook a annoncé mardi qu'il allait interdire toute publicité relative aux cryptomonnaies - dont le bitcoin est la plus connue - afin de parer les tentatives d'escroquerie.

Le réseau social a expliqué qu'il entendait interdire les publicités pour "des produits et services financiers qui sont fréquemment associés avec des pratiques promotionnelles fallacieuses et trompeuses".

Parmi les pratiques citées figurent un type de transactions particulier, les "options binaires", ou des levées de fonds en cryptomonnaies, qui consistent à créer sa propre monnaie virtuelle et à la vendre à des investisseurs payant avec d'autres cryptomonnaies ou avec des devises traditionnelles.

"Mieux repérer les pratiques trompeuses"

"Cette politique s'applique volontairement de manière large tandis que nous travaillons à mieux repérer les pratiques fallacieuses et trompeuses", et sera mise en oeuvre sur toutes les plateformes du groupe (Facebook, Audience Network, Instagram), explique Rob Leathern, directeur de la gestion des produits.

"Nous réviserons cette politique et la manière dont nous l'appliquons au fur et à mesures que nos indicateurs s'améliorent", a-t-il ajouté.

afp/jvia

Publié le 31 janvier 2018

Un cas récent de fraude

La fraude est fréquente dans le monde des cryptomonnaies. La Commission des opérations de bourse américaine (SEC) a ainsi stoppé cette semaine une "option binaire" lancée par une compagnie du Texas nommée AriseBank.

Selon la SEC, qui a porté plainte contre l'entreprise texane, AriseBank "a utilisé les réseaux sociaux, le soutien d'une célébrité (le boxeur Evander Holyfield, ndlr), et d'autres tactiques de diffusion pour lever, selon ses dires, 600 millions de dollars, sur un objectif de un milliard de dollar, en seulement deux mois" mais toute l'opération était "une fraude pure et simple".