Piratage: une condamnation qui fera jurisprudence
C'est suite à une plainte de l'IFPI, soit l'antenne suisse de la
Fédération internationale des producteurs de phonogrammes et
vidéogrammes, que la Locarnaise de 18 ans a été poursuivie par le
Ministère public tessinois.
Elle était accusée d'avoir téléchargé et partagé ses films et
morceaux musicaux préférés sur internet.
La plupart des internautes qui se font pincer ne vont en général
pas jusqu'au jugement. Ils reçoivent une lettre leur demandant de
payer les chansons et autres fichiers qu'ils ont téléchargés. Une
chanson coûte 3 francs alors qu'un jeu vidéo revient à environ 600
francs.
Le partage de données répréhensible
En Suisse, le téléchargement n'est pas répréhensible. C'est le
fait de partager ses données et de les mettre à disposition
d'autres usagers du web qui constitue un délit, même si telle n'est
pas la volonté de l'auteur du téléchargement.
La traque menée par l'IFPI est excessive, estime la Stiftung für
Konsumentenschutz, le pendant de la FRC en Suisse allemande. A la
Suisa, la coopérative des auteurs et éditeurs de musique en Suisse,
on affirme que jamais l'organisation ne lancerait de poursuites
judiciaires contre de jeunes auteurs de téléchargements sur
internet. La Suisa préfère en effet privilégier la sensibilisation
et la prévention plutôt que la répression.
RSR/Nicole della Pietra