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Phénomènes extrêmes au menu du climat pour 2017 selon l'ONU

Actuellement très prononcé, le phénomène du Nino contribue à faire monter les eaux. Ici à Hawaï le 15 août dernier: la mer a franchi la barrière de corail.
Actuellement très prononcé, le phénomène du Nino contribue à faire monter les eaux. Ici à Hawaï le 15 août dernier: la mer a franchi la barrière de corail. [ - Caleb Jones]
L'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'agence spécialisée de l'ONU, a publié sa déclaration annuelle sur l'état du climat mondial en prévision de la Journée météorologique mondiale, le 23 mars.

Les conditions météorologiques et climatiques extrêmes se poursuivent, a averti l'ONU mardi, après une année 2016 où la température moyenne a atteint un record, la banquise s'est fortement réduite, le niveau de la mer a continué à augmenter et les océans à se réchauffer.

Selon l'OMM, les "phénomènes extrêmes" sont "toujours d'actualité en 2017". Pire, "des études nouvellement publiées (...) donnent à penser que le réchauffement des océans pourrait être encore plus prononcé".

Températures jamais constatées

En 2016, les températures de surface de la mer ont été les plus élevées jamais constatées. La hausse du niveau moyen de la mer s'est poursuivie et l'étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale la majeure partie de l'année.

Ainsi, une grande partie de l'Amérique du Nord a été gratifiée d'une météo inhabituellement clémente alors que d'autres régions, la péninsule arabique et l'Afrique du Nord par exemple, ont enregistré début 2017 des températures anormalement basses.

afp/fb

Publié mardi à 03:19 - Modifié mardi à 08:06

L'Arctique

Au moins trois fois à ce jour cet hiver, l'Arctique a connu l'équivalent polaire d'une vague de chaleur, selon l'OMM qui note que même au coeur de l'hiver arctique, il y a eu des jours où l'on était proche du dégel.

D'après les conclusions des chercheurs, les changements observés dans l'Arctique et la fonte de la banquise entraînent, à plus grande échelle, une modification des régimes de circulation océanique et atmosphérique, ce qui se répercute sur les conditions météorologiques dans d'autres régions du monde.

Limites du savoir scientifique

"Alors même que le puissant Nino de 2016 s'est dissipé, nous assistons aujourd'hui à d'autres bouleversements dans le monde que nous sommes bien en peine d'élucider: nous touchons ici aux limites de notre savoir scientifique concernant le climat et nous avançons maintenant en territoire inconnu", a souligné le directeur du Programme mondial de recherche sur le climat, David Carlson.

Le phénomène El Nino, qui se produit tous les 4 ou 5 ans avec une intensité variable, se traduit par une hausse de la température de l'océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et des précipitations supérieures à la normale.