Modifié le 11 août 2016

Les données téléphoniques utilisées pour étudier la mobilité dans les villes

L'EPFL et Swisscom unissent leurs forces pour mesurer la mobilité dans les villes grâce au téléphone mobile
L'EPFL et Swisscom unissent leurs forces pour mesurer la mobilité dans les villes grâce au téléphone mobile 19h30 / 2 min. / le 10 août 2016
Voitures, transports publics ou mobilité douce: un nouvel outil testé à Pully, dans le canton de Vaud, rend compte des flux d'usagers de la voie publique. Plusieurs villes romandes sont déjà intéressées.

Depuis un an, la commune vaudoise de Pully travaille avec Swisscom pour mesurer les flux de trafic, notamment sur la rue de la Poste, un axe important de la ville où la voiture est reine.

"On ne se déplace plus seulement en voiture, mais aussi en transports publics, à vélo, à pied... Le but de la Municipalité, c'est vraiment d'avoir un meilleur partage de l'espace public entre ces différents types de mobilité", indique à la RTS Marc Zolliker, chargé des Travaux et services industriels à Pully.

En traçant les téléphones mobiles grâce au réseau d'antennes Swisscom, des données anonymisées à la source sont récupérées afin de faire ressortir des indicateurs de mobilité.

Flux en continu

Dans le cas étudié, l'analyse révèle des pics de densité matin et soir et confirme un fort taux de trafic de transit avec 62%, détaille Raphaël Rollier, chef de projet Smart City chez Swisscom.

Ces données, jugées plus fiables qu'un sondage - Swisscom possédant 60% des parts de marché pour la téléphonie mobile, permettent de voir le flux en continu.

"Jusqu'à aujourd'hui, on a sur l'ensemble de l'agglomération lausannoise une mesure tous les cinq ans pendant deux semaines au printemps. Grâce à cet outil on va avoir une mesure 365 jours par an, 24 heures sur 24", souligne Alexandre Bosshard, coordinateur à la Direction des travaux et des services industriels de Pully.

Montreux et Fribourg sur les rangs

Cet outil, développé en partenariat avec l'Ecole polytechnique fédéral de Lausanne (EPFL), pour voir les flux de tous les usagers de l'espace public, intéresse d'ores et déjà d'autres communes suisses dont Montreux et Fribourg.

"C'est important d'amener une couche d'intelligence à ces données et de pouvoir faire le tri afin de pouvoir inférer les modes de transports. Donc comprendre dans tous ces nuages de données quels groupes de personnes utilisent la voiture, les transports publics ou encore la mobilité douce", explique Michaël Thémans, vice-président adjoint pour l'innovation à l'EPFL.

>> L'exemple des flux étudiés en continu à Zurich:

Animation des flux du trafic routier à Zurich
Info - Publié le 10 août 2016
 

Zian Marro/jgal

 

Publié le 10 août 2016 - Modifié le 11 août 2016