Mise à jour le 05 mars 2013

L'EPFL développe une méthode pour mieux doser la chimiothérapie

) Une infirmière prépare une patiente pour une séance de chimiothérapie.

Une infirmière prépare une patiente pour une séance de chimiothérapie. [AFP]

Des chercheurs de l'EPFL ont mis au point un outil pour mesurer la réponse individuelle des patients à une dose donnée de chimiothérapie. Le procédé pourrait être à disposition des oncologues prochainement.

"Le dosage est l'une des questions clé en oncologie", explique mardi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué. De trop faibles doses de chimiothérapie induisent des mécanismes de résistance; il en résulte que le traitement s'avère souvent inopérant dans l'éventualité d'une rechute.

En réponse, des chercheurs de l'EPFL ont mis au point un outil qui pourrait permettre de déterminer précisément, dès le départ, les doses nécessaires pour chaque patient. Leur méthode fait l'objet d'une publication dans la dernière édition de la revue "PLOS ONE".

Nouveaux éléments de décision personnalisés

Développé par l'équipe de Philippe Renaud, l'outil repose sur un principe simple: la conductivité électrique d'une cellule varie selon le niveau de stress induit par la chimiothérapie. En mesurant la capacité d'une cellule cancéreuse à laisser passer le courant, les chercheurs peuvent évaluer l'intensité des effets du traitement.

Les scientifiques ont déjà éprouvé leur méthode sur des cellules malignes du sein. "Les résultats sont plus qu'encourageants", souligne Robert Meissner, co-auteur de la recherche. D'ici quelques mois, une start-up devrait être lancée pour faire de ces travaux de laboratoires une réalité dans les hôpitaux.

ats/ptur