La couche d'ozone se rétablit lentement
La couche d'ozone se rétablit lentement, a confirmé vendredi à Genève l'Organisation météorologique mondiale (OMM). L'adoption du Protocole de Montréal, il y a exactement 25 ans, a joué un rôle décisif, a précisé l'ONU.
"Avec l'élimination de 98% des gaz nocifs pour l'ozone contenus dans les produits industriels et agricoles et les produits de grande consommation, la couche d'ozone est en bonne voie d'être restaurée au cours des cinq prochaines décennies", a affirmé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, dans un message publié à l'occasion de la Journée internationale de la couche d'ozone.
Le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, signé le 16 septembre 1987, a mis un coup d'arrêt à la destruction de la couche d'ozone qui protège la Terre des rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil.
"Des millions de cancers déjà évités"
"Des millions de cas de cancer de la peau et de cataracte, ainsi que les effets nocifs du rayonnement ultraviolet sur l'environnement, ont déjà pu être évités. Le Protocole a en outre catalysé l'innovation dans l'industrie, pour aboutir à la création de systèmes de réfrigération plus économes d'un point de vue énergétique et plus respectueux de l'environnement", a déclaré Ban Ki-moon.
Bien que l'on soit parvenu, grâce au Protocole de Montréal, à réduire leur production et leur consommation, ces substances chimiques destructrices d'ozone ont une longue durée de vie dans l'atmosphère. Il faudra attendre plusieurs décennies avant que leur concentration ne retombe au niveau d'avant 1980, a rappelé l'OMM.
Diminution au rythme de 1% par an
La concentration de gaz nocifs pour l'ozone a atteint son pic dans la stratosphère antarctique aux alentours de l'an 2000. Actuellement, elle diminue lentement au rythme annuel de 1% environ. La couche d'ozone, en dehors des régions polaires, devrait revenir à son niveau d'avant 1980 avant le milieu du siècle.
En revanche, la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique devrait mettre plus de temps à se reformer.
ats/jgal