Sept jours-amende pour une insulte sur Facebook
Le juge d'instruction chargé du dossier a confirmé lundi une information publiée dans le journal gratuit "20 Minuten". Le jugement n'est pas encore entré en force, a-t-il précisé à l'ATS.
L'affaire a débuté au printemps 2010. Un habitant de Saint-Gall a obtenu que le local culturel "KuGl" ne puisse plus organiser des concerts jusqu'à 5 heures du matin en fin de semaine. Un groupe contre la fermeture du club s'est alors créé sur le réseau social Facebook.
Peine pécuniaire
Dans ce groupe, une jeune femme de 19 ans a traité l'opposant au "KuGl" de "couillon" ("Seckel"). Le citoyen a porté plainte. Le juge a considéré qu'il y a eu insulte. Il a condamné la jeune femme à une peine pécuniaire avec sursis de 7 jours-amende à 30 francs (210 francs) et 100 francs d'amende.
Pour les experts, il s'agit d'une première en Suisse. Mark Saxer, directeur du SPIK, le congrès informatique des polices, salue ce jugement. "Les insultes sur internet sont la forme moderne du pilori", souligne-t-il. La conseillère nationale zurichoise Barbara Schmid-Federer (PDC) est aussi satisfaite. Elle a déjà déposé deux postulats contre le mobbing sur internet. Dans sa nouvelle intervention, elle demande la création d'un délégué au cyber-mobbing.
ats/os