Modifié le 28 juin 2010

Réchauffement: la neige artificielle menacée

19% des pistes suisses sont enneigées de manière artificielle.
19 % des pistes suisses sont enneigées artificiellement [Keystone]
Les stations de ski devraient bien réfléchir avant d'investir dans des installations d'enneigement artificiel. En dessous de 1500m, la neige artificielle pourrait rapidement fondre si les températures augmentent.

L'Institut fédéral pour l'étude de la neige et des avalanches à
Davos (SLF) met en garde les stations de basse et moyenne altitude.
Selon l'étude qu'il a publiée vendredi, l'enneigement artificiel
sera à l'avenir surtout une solution pour les stations de haute
altitude.

1 piste artificielle sur 5

Actuellement 19 % des pistes suisses sont enneigées
artificiellement. Selon le SLF, ce taux devrait continuer à
augmenter, car pour les stations pouvoir garantir la neige est
devenu un important facteur de réussite économique, écrit
l'institut dans un communiqué.





En Autriche, 50 % des pistes sont déjà recouvertes de neige
artificielle. Dans les Alpes italiennes, le taux atteint par
endroit 100 %. La hausse des températures devrait toutefois à
l'avenir freiner les possibilités d'enneiger les pistes.

1,8 C de plus en moyenne

Les chercheurs s'attendent à une augmentation moyenne de 1,8
degrés en hiver jusqu'en 2050. Cette évolution n'entraînera pas
uniquement une baisse des chutes de neige.





Le SLF estime que les stations auront aussi des difficultés
croissantes à enneiger le bas des pistes en dessous de 1500 mètres
avant Noël.Une alternative pourrait être de développer les
remontées mécaniques qui conduisent les skieurs en haute
altitude.





ats/tac

Publié le 09 décembre 2007 - Modifié le 28 juin 2010

Problème: l'eau

L'étude montre par ailleurs que l'enneigement artificiel requiert de grandes quantités d'eau.

A Davos, par exemple, l'eau utilisée à cette fin représente 30% de la consommation totale de la station.

L'électricité requise pour produire la neige représente elle 0,6 % de la consommation globale.

Une telle consommation d'eau peut conduire à des problèmes écologiques, relève le SFL. Le niveau des rivières, déjà bas en hiver, risque de passer en dessous des normes autorisées.