Modifié le 28 juin 2010

Le plus grand télescope du monde aux Canaries

Le plus grand télescope au monde permettra de découvrir des "choses nouivelles".
Le plus grand télescope au monde permettra de découvrir des "choses nouivelles". [Keystone]
Le Grand Télescope Canaries (GTC), présenté comme le plus grand télescope optique-infrarouge au monde, a été inauguré officiellement vendredi par le roi Juan Carlos sur l'île de La Palma, dans l'archipel des Canaries.

Ce télescope ultra-moderne, situé dans l'observatoire Roque de
las Muchachos, à 2400 m d'altitude, dispose d'un miroir circulaire
de 10,4 mètres, qui lui permettra d'observer de lointaines galaxies
ou rechercher des planètes inconnues dans l'univers.





Il s'agit du plus grand outil de ce type au monde, "avec une
capacité de vision insolite, équivalent à quatre millions de
pupilles humaines", a indiqué le promoteur du projet, l'Institut
d'astrophysique des Canaries (IAC).

Un événement scientifique

Il vient détrôner par la taille le Keck américain, installé à
Hawaï, les quatre VLT européens installés au Chili, et les Gemini
chilien et hawaïen, entre autres.





Cette inauguration est "un événement scientifique de premier
ordre, une claire démonstration de la capacité technologique et
scientifique de l'Espagne", a déclaré Juan Carlos vendredi





Selon son directeur, Pedro Alvarez, le GTC, qui a commencé à
fonctionner partiellement en mars avec une quinzaine d'astronomes,
sera incontournable au cours de la décennie à venir, jusqu'à
l'arrivée de la prochaine génération de télescopes géants, qui
auront entre 30 et 40 mètres de diamètre.

La Canaricam pour la fin de l'année

C'est "la plus grande infrastructure scientifique jamais
construite en Espagne", qui est devenue la "neuvième puissance
scientifique mondiale et la huitième en astronomie", a affirmé la
ministre des Sciences et de l'innovation, Critina Garmendia.





Le GTC a coûté plus de 100 millions d'euros, dont 90% versés par
l'Etat espagnol (avec des fonds européens). Le reste est apporté
par le Mexique (Université UNAM) et l'université de Floride aux
Etats-Unis.





agences/lan

Publié le 24 juillet 2009 - Modifié le 28 juin 2010

Découvrir des "choses nouvelles"

L'objectif du télescope sera de "découvrir des choses pas encore découvertes" et "produire des images comparables à celles des télescopes spatiaux (comme Hubble), mais de meilleure qualité, car le GTC est plus grand", a précisé Pedro Alvarez, directeur du site.

Il s'agira notamment de trouver des planètes hors du système solaire, explorer des galaxies, analyser les trous noirs, les supernovas, la naissance des étoiles, rechercher des planètes où il pourrait y avoir de la vie, etc...

Le GTC a déjà commencé à observer des phénomènes visibles à l'oeil nu, comme les supernovas, avec un de ses outils optiques, Osiris.

En fin d'année sera mise en route la Canaricam, un outil infrarouge d'avant-garde permettant d'observer les objets "froids" de l'espace, non visibles à l'oeil nu, comme les étoiles en formation ou les galaxies les plus lointaines.

Développement en vue

L'île de La Palma, située un peu au-dessus du Tropique du Cancer dans l'océan Atlantique, aspire également à accueillir au cours de la décennie à venir le prochain télescope européen géant E-ELT, avec un miroir de 42 m de diamètre.

L'archipel des Canaries abrite d'autres installations astronomiques, dédiées notamment à l'observation du soleil, sur l'île de Tenerife (Observatoire du Teide).