La cote d'Eveline Widmer-Schlumpf reste intacte à Berne
Widmer-Schlumpf s'en sort indemne
"Widmer-Schlumpf à peine mouillée par le crachin", titrent 24 Heures et la Tribune de Genève, qui rappellent qu'"on prédisait la tourmente à la Ministre". "Elle dévie le tir sur les banques", poursuit Le Matin, qui relève que "les explications apportées par la Grisonne sur la livraison des noms de collaborateurs de banques par ces dernières aux Etats-Unis ont semblé rassasier les députés". Le conseiller national socialiste neuchâtelois, Jacques-André Maire, résume le sentiment général de l'audition d'hier dans Le Temps: "Il n'y a pas eu de révolution. Certains commissaires UDC se sont montrés assez agressifs. Eveline Widmer-Schlumpf est restée factuelle, mesurée et très bien renseignée." "Eveline Widmer-Schlumpf a finalement réussi son exercice habituel: elle ne convainc personne complètement, mais contente chacun du minimum. La droite pleure un secret bancaire grignoté peu à peu. La gauche se plaint que l'échange automatique d'informations ne soit pas le scénario prioritaire", conclut 24 Heures.
Les CD volés autour d'une bière
Une rencontre secrète dans un bistrot, titre Le Blick, qui a de la peine à le croire. L'ambassadeur suisse à Berlin et le ministre des Finances de Rhénanie du Nord - Westphalie se sont retrouvés dans un bar à Düsseldorf en Allemagne, apparemment à la demande de ce dernier. Norbert Walter-Borjans voulait ainsi échapper à la horde des journalistes qui assaillent son ministère. La rencontre aurait duré plus d'une heure, a déclaré un porte-parole du Département fédérale des affaires étrangères, sans divulguer le contenu des discussions. Il a certainement été question des CD des clients allemands de l'UBS, qui auraient été volés et rachetés par le ministère des Finances de la Rhénanie du Nord - Westphalie. Et il y en aurait d'autres prêts à être achetés, révèle de son côté la Neue Zürcher Zeitung, qui relaie les propos du ministre Norbert Walter-Borjans. Rappelant que les banques ont perfectionné leur sécurité ces dernières années, la NZZ lâche: quand il y a une volonté de nuire, on trouve toujours un chemin.
Résidences secondaires: Leuthard présente son projet
Doris Leuthard va soumettre mercredi sa copie sur les résidences secondaires ce mercredi au Conseil fédéral. Le texte de l'ordonnance, qui vise à mettre en pratique l'initiative Weber acceptée le 11 mars dernier, propose une entrée en vigueur pour le 1er septembre prochain, donc dans 15 jours, a appris Le Temps. Or, rappelle le journal, les opposants à l'initiative ont toujours affirmé qu'il est juridiquement impossible d'appliquer ce texte avant le 1er janvier 2013. Et puis, autre point de friction, la même source d'information confirme que le texte définitif précise qu'une résidence secondaire "n'est pas occupée à l'année par une personne domiciliée dans la commune". En clair, il ne suffira pas de déposer ses papiers dans une commune touristique pour faire admettre un logement comme résidence principale. Voilà qui promet de belles bagarres.
L'école à 4 ans, trop tôt ou juste à temps?
La rentrée scolaire approche, et L'Express et L'Impartial se demandent s'il est cruel de scolariser les enfants dès 4 ans. Certains parents pensent que "certains mômes ne sont pas mûrs" à cet âge-là pour entrer dans le circuit scolaire. "C'est une séparation, une nouvelle autonomie", estime un médecin, qui ne nie pas que certains enfants ne sont pas prêts, et parfois victimes de l'angoisse des parents qui se reporte sur eux. Une directrice d'école répond que "les enfants sont de vraies éponges à 4 ans, que c'est l'âge idéal pour emmagasiner les connaissances". En les scolarisant dès 4 ans, "on ne leur vole pas leur enfance", assure une majorité. Les spécialistes de la petite enfance s'accordent sur un point: "les premiers contacts entre un bambin et l'école sont cruciaux si l'on veut éviter que l'enfant ne soit d'emblée dégoûté du système scolaire".
Roger Guignard et Maurice Doucas avec bri