La restructuration de Peugeot en France sous toutes les plumes
Licenciements chez Peugeot: coup de massue en France
Pour 24heures et la Tribune de Genève, le problème des constructeurs français n'est pas celui de la qualités des modèles. En effet, sur le marché suisse, ils suivent plus ou moins bien le rythme des ventes. Le problème est avant tout industriel: la production est beaucoup trop centrée sur la France alors que la croissance des ventes se fait sur d'autres continents. Or pour vendre des voitures en Chine ou en Amérique latine il faut les produire sur place. Le Temps évoque, lui, des erreurs stratégiques et un marché en forte surcapacité. "Peugeot 8000 Jobs futsch", titre le Blick, soit littéralement "8000 emplois foutus". Le journal rappelle que PSA possède deux sièges à Zurich, mais une porte-parole du groupe indique qu'il n'y aura pas de suppressions d'emplois en Suisse. La Neue Luzerner Zeitung évoque un choc pour toute la France et dresse le portrait de Louis Gallois, ancien patron du groupe aéronautique EADS, nommé commissaire général à l'investissement par François Hollande. "Nous avons besoin d'un choc concurrentiel", explique-t-il. Louis Gallois aura la rude tâche de rendre le "made in France" à nouveau compétitif, note le journaliste.
Sepp Blatter justifie la corruption au sein de la FIFA
La BBC le révélait jeudi: le prédécesseur de Sepp Blatter à la tête de la FIFA, Joao Havelange, aurait touché, avec son gendre, au total 160 millions de francs de pots-de-vin de la part d'une société de marketing sportif, International Sport and Leisure, qui a fait faillite en 2001. Pour Sepp Blatter, qui s'exprime dans le Bund et le Tagesanzeiger, ces versements étaient légaux. Il affirme qu'on ne peut juger les actes du passé avec les yeux d'aujourd'hui. Dans son commentaire commun aux deux quotidiens, l'éditorialiste écrit que Sepp Blatter ne s'intéresse qu'au pouvoir. Il ne s'intéresse pas à la transparence, à la crédibilité. Dans une entreprise normale et dirigée d'une manière rationnelle, ce serait inimaginable. A la FIFA ça passe, se désespère l'éditorialiste.
Conditions difficiles pour les femmes de ménage
Une étude zurichoise à lire dans 24heures et la Tribune de Genève révèle quelques chiffres sur le marché des femmes de ménage au noir. A Zurich, 40% des femmes de ménage sont sans-papiers. L'étude présente leur portrait-type: d'origine sud américaine, âgée de 38 ans, elle vit en Suisse depuis près de 6 ans et est largement surqualifiée. Parmi ces "putzfrauen", 82% ont étudié jusqu'au gymnase et 63% possèdent un diplôme d'une haute école ou une université. Et pourtant elles travaillent en Suisse pour un salaire horaire moyen de 23.50 francs de l'heure. Etant donné que leur travail est fragmenté, le salaire est maigre: 1650 francs par mois. Et avec le travail au noir, l'AVS et les assurances sociales passent évidemment à la trappe.
La péréquation financière fâche outre-Sarine
La Berner Zeitung, révèle que les responsables des finances de Zoug et Schwytz en ont gros sur la patate. Au nom de la péréquation financière, ils doivent verser des sommes importantes au pot commun, alors que le canton de Berne en encaisse, au nom de la solidarité intercantonale. Objet de leur mauvaise humeur: les fonctionnaires bernois peuvent partir à la retraite à 63 ans. "Pourquoi devrions-nous payer pour ce privilège?", s'indignent les grands argentiers de Suisse centrale. La responsable des finances bernoise Béatrice Simon riposte en disant qu'avec sa taille et toutes les charges que le canton doit assumer, Berne n'est pas gâté par les contributions de la péréquation intercantonale.
Printemps arabe au Togo?
La colère commence à monter dans les rues togolaise face au régime dynastique de la famille Gnassingbé, selon La Liberté. Les 12 et 13 juin, des manifestations ont fait 119 blessés, dont 52 graves et plus de 50 arrestations dans la capitale Lomé. Un mois après, malgré le climat de répression et d’intimidation, le collectif "Sauvons le Togo" appelle à de nouvelles manifestations. Ce collectif s'inspire des moyens qui ont servi les printemps arabes: informations et mobilisation relayées via internet sur les réseaux sociaux ou par sms.
pbug, avec Ariane Hasler et Michel Eymann / RTS