Réactions à la mort d'un homme au camp des Indignés
08.02.2012 09:10Mort d'un homme au camp des Indignés: Rémy Pagani se défend
Le conseiller administratif genevois Rémy Pagani a choisi la Tribune de Genève pour réagir aux critiques venant de la droite accusant la gauche de laxisme la gauche et demandant sa démission. Rémy Pagani rejette toute responsabilité. "La victime, explique-t-il, a voulu rencontrer des gens qui lui ont prodigué de la chaleur humaine, contrairement à cette ville où l'anonymat est de rigueur. Aujourd'hui, on voudrait faire payer aux Indignés cette générosité de coeur et, par ricochet, à moi aussi." Rémy Pagani se déclare contre l'instrumentalisation de la mort dix jours après les faits. "C'est de la provocation". Le Courrier s'insurge pour sa part contre l'art de l'amalgame pratiqué par la droite populiste qui consiste à dire que si ce malheureux est décédé, c'est de la faute des Indignés.
Le procès de l'amiante bientôt conclu
Lundi prochain, après trois ans de procédure, le Tribunal de Turin rendra son verdict dans le plus grand procès jamais organisé sur le drame de l'amiante. L'ancien patron d'Eternit, le Suisse Stephan Schmidheiny, risque vingt ans de prison pour les milliers de morts dues à l'amiante en Italie. L'Illustré raconte le destin de l'ancien patron et propriétaire de l'entreprise. L'amiante l'a fait roi et esclave. Il a hérité d'un poison. L'amiante, portée aux nues à l'âge industriel pour sa résistance à la chaleur et sa solidité, a provoqué des milliers de cancers. L'ex-patron est accusé par l'avocat des victimes d'avoir retardé l'abandon de l'amiante pour ne pas perdre d'argent. Stephan Schmidheiny vit aujourd'hui entre le canton de Schwyz et le Costa Rica. Il a multiplié les propositions d'indemnisations aux victimes, notamment 40 millions à 1600 victimes, acceptées par la moitié d'entre elles. L'ex-patron a été plusieurs fois approché par L'Illustré, mais n'a pas souhaité répondre aux questions. Son attaché de presse a toutefois confié que son patron a toujours fait preuve de compassion envers les personnes concernées. Quelle que soit soit l'issue du procès, ajoute Le Courrier qui s'intéresse aussi à l'affaire, "le scandale "de l'amiante est loin d'être terminé. Selon l'Organisation mondiale du travail, 100'000 à 140'000 personnes meurent chaque année des suites de pathologies liées à l'amiante.
Une voiture? Pas de logement!
Le Tages-Anzeiger offre une visite du quartier de Leutschenbach à Zurich où se dessine le quartier du futur. Treize maisons d'habitation de six étages représentant 450 appartements verront bientôt le jour pour un montant de 180 millions de francs. Originalité de cet éco-quartier, celui qui voudra un appartement devra prouver qu'il n'a pas de voiture, sauf à de rares exceptions. Corollaire, il y a des transports publics performants à proximité. L'idée de ce quartier est de parvenir à la société à 2000 watts. Il y aura donc des panneaux solaires sur les toits et les maisons répondront aux critères Minergie P. De plus, pour inciter les habitants à économiser, la maison qui consommera le moins d'énergie effective recevra un prix.
Les cafetiers bâlois ont du mal à avaler la hausse du prix de la bière
L'annonce de la part des brasseurs d'une hausse du prix de la bière en Suisse fait mousser les cafetiers. Ils dénoncent un cartel silencieux de la part des brasseurs en prenant l'exemple de Feldschlösschen qui va augmenter le prix de ses marques suisses de 4,4% en moyenne dès le 1er mai pour une raison de coût de production en Suisse. Mais les tenanciers bâlois ont observé qu'il n'y a pas que les marques suisses qui vont prendre l'ascenseur. La Stella Artois augmentera aussi. Or, elle est brassée en Belgique par un concurrent, mais distribuée en Suisse par... Feldschlösschen. Il n'en faut pas plus pour que les cafetiers hurlent à la distorsion de la concurrence dans les colonnes de la Basler Zeitung. Il n'est pas normal que deux multinationales, Carlsberg qui possède Feldschlösschen et InBev qui possède Stella, se mettent d'accord pour fixer des hausses de prix, disent les professionnels de la restauration. Les cafetiers menacent même de porter le cas devant la Commission de la concurrence.
Une offre alléchante pour Didier Cuche
Si Didier Cuche rempile pour une saison supplémentaire, 1,2 million de francs tomberont dans le porte-monnaie du skieur neuchâtelois. Cette offre est faite par le patron de la marque de ski Head, Johan Eliasch. Le Blick nous rapporte ses propos. "Nous avons besoin d'un mec comme Didier. Je suis triste qu'il ait annoncé son retrait." Johan Eliasch ajoute que cette somme correspond à peu près le double de ce que le skieur reçoit actuellement de la marque autrichienne. "J'ai envie qu'il gagne sur la Streif à Kitzbühl une 6e fois", explique encore Johann Eliasch. Le Suédois est propriétaire de Head depuis 1995. Il possède une fortune de 500 millions de francs. Et surtout, il est aussi célèbre pour être le partenaire d'une certaine Sharon Stone. Quant à Didier Cuche, il n'était pas disponible pour dire s'il cédait ou non aux sirènes de l'argent...
vkiss, avec Jean-François Moulin et Stéphane Deleury, RSR