Les Bâlois pas inquiets pour leur sécurité
06.02.2012 10:09Les Bâlois pas inquiets pour leur sécurité
La Basler Zeitung revient ce matin sur le vote des Bâlois dimanche. Ils ont refusé par 54% des votants l'initiative de l'UDC intitulée "pour un canton plus sûr". Un texte qui demandait 30% d'heures de présence policière en uniforme supplémentaires dans les rues de Bâle-Ville. Pour parvenir à atteindre cet objectif, il aurait fallu engager120 policiers supplémentaires. Ce refus populaire est assez intéressant dans le débat qui fait rage dans presque toutes les villes sur l'insécurité. Le commentateur du journal bâlois remarque aussi la faible participation des citoyens à ce scrutin: 37% seulement. Les habitants sont lassés par les longs débats sur ce sujet. Ils ne comprennent pas toujours non plus les statistiques contradictoires qui leur sont soumises. Le journal souligne encore la nette victoire du conseiller d'Etat Hanspeter Gass, lui qui avait été personnellement pris à partie dans la campagne. Le ministre de la police proposait une hausse des effectifs de 45 policiers.
Le feu vert aux éoliennes
Dans le secret des urnes, en dépit des prévisions des opposants, une majorité de citoyens de Sainte-Croix a dit "oui" aux six turbines à vent qui constituent le projet le plus avancé dans le canton note 24 heures. De quoi réjouir le rédacteur en chef du quotidien. "Ce oui, écrit-il, ouvre la voie à l'exploitation d'une ressource naturelle capable de fournir en quantité raisonnable une part d'énergie que ne fourniront plus d'ici une génération les centrales nucléaires. Un oui utile parce qu'il montre que dans des conditions peu optimales (tensions locales, opposition déterminée, soutien désordonné), on peut faire accepter le principe d'un parc éolien aux habitants directement concernés. Un "oui" qui résonne joliment aux oreilles du rédacteur en chef adjoint de la Tribune de Genève, qui dans son éditorial parle de leçon pour le canton de Genève où l'on se montre en faveur des équipements collectifs en général, mais moins dans son quartier en particulier. Certes, les éoliennes ne constituent pas une solution miracle mais, au plus haut point leur apport est indispensable. "Hier, conclut l'éditorialiste de la Tribune de Genève, Sainte-Croix la bien-nommée a rendu un verdict crucial".
Triste fin pour le Tamiflu
Le médicament de Roche censé nous protéger contre les grippes et acheté à l'époque à prix fort va être brûlé comme déchet spécial. Le Tages-Anzeiger fait dans le cynisme ce matin lorsqu'il écrit que le Tamiflu aura au moins été un calmant pour les politiciens, les médias et les angoissés. Il n'a pas aidé à combattre les pandémies de grippe aviaire de 2005, ni la grippe porcine de 2009. Cela avait coûté 4 millions de francs aux contribuables. Et aujourd'hui ces 150'000 paquets de Tamiflu sont périmés. Le journal braque son projecteur sur le canton d'Argovie qui avait à l'époque renoncé à acheter le médicament. La pharmacienne cantonale avait alors émis des doutes sur l'efficacité du Tamiflu. Ce qui était jadis condamné comme une faute grave se révèle avec du recul être un bon choix. "On a aujourd'hui une peu moins à éliminer", déclare sobrement la pharmacienne.
Retraités bientôt à la porte?
Une femme de 81 ans habite le quartier de Seefeld à Zurich. Elle paie pour son appartement 770 francs par mois. Mais voilà, le propriétaire veut rénover. Elle reçoit donc son congé. Par chance, elle trouve un appartement dans le même quartier. Mais le loyer est cette fois de 1638 francs. Elle est donc obligée de vivre grâce à l'aide des collectivités publiques qui distribuent des subsides pour le loyer, nous apprend le Tages-Anzeiger. Un cas qui n'est pas rare, dénonce le représentant de Pro Senectute. En effet, 71% des retraités déclarent un revenu inférieur à 50'000 francs par an, rappelle-t-il. La Ville de Zurich verse de plus en plus d'argent pour aider les aînés à payer leur loyer. Ce qui déplaît au Parti socialiste qui estime que la ville de Zurich, par ses aides, participe à la spéculation immobilière. Par ses subventions, la Ville cofinance les excès du marché immobilier privé. Et pour certains élus PS, c'est inacceptable.
Conflit fiscal: silence rompu
L'Association suisse des banquiers demande à ce que le Conseil fédéral entre en action dans le différend fiscal qui oppose la Suisse aux Etats-Unis. Elle sort de son silence pour la première fois depuis l'inculpation de la banque Wegelin, il y a 4 jours aux Etats-Unis. Le porte-parole de l'ASB s'exprime dans les colonnes du Tages-Anzeiger. "Pour résoudre le conflit fiscal entre la Suisse et les USA, il faut que le politique s'implique", tonne Thomas Sutter. Et de préciser: "Concrètement, il faut que le Conseil fédéral se mette à discuter". Les banquiers suisses défendent une position dure de la Suisse face aux Américains. "Il faut leur expliquer clairement qu'on fait beaucoup en Suisse." Et de réaffirmer qu'il faut trouver une solution globale et ne pas appliquer de droit d'urgence pour des établissements particuliers. Dans son appel à l'engagement du Conseil fédéral dans ce dossier, l'Association suisse des banquiers trouve le soutien du président du PDC Christophe Darbellay: "On ne doit pas laisser l'affaire uniquement entre les mains d'un secrétaire d'état".
pima, avec Jean-François Moulin, Stéphane Deleury, RTS