La vague de froid persiste jusque dans les journaux
03.02.2012 10:20La lutte contre le froid
Le Matin a demandé a quelques Romands comment ils se préservent des frimas. En gros, il faut s'habiller chaudement. Le même Matin qui, au lendemain de la Fête du froid à La Brévine, se demande si le record (-41,8 degrés) de 1987 sera battu. Apparemment non. Car pour chatouiller le record il faudrait un ciel bleu, or la bise nous en protège, car elle empêche l'air de se refroidir en stagnant, rappelle un cantonnier. L'Express se réjouit d'ailleurs que La Brévine, dite la Sibérie de la Suisse, fasse du froid un atout touristique de charme. Les écoles, les sportifs, les ouvriers combattent les températures sibériennes, note 24 heures. Alors qu'en Europe de l'Est, et plus précisément en Ukraine, le charme a disparu: les ravages du froid ont fait 140 victimes.
Les militaires égyptiens montrés du doigt
En Egypte le pouvoir militaire mis en cause dans les violences à Port-Saïd. Les quotidiens relatent les événements tragiques qui ont fait 74 morts. Se font l'écho, à l'instar du Temps, des nombreux témoignages dénonçant l'attitude passive et la négligence des forces de police face aux victimes, principalement aux supporters de l'équipe d'Al-Ahly qui ont activement participé à la révolution de 2011. Al-Alhy, un club objet d'un culte qui dépasse les frontières, 50 millions de supporters, dont les ultras, très actifs lors de la révolte qui a mené à la chute de Moubarak. "Il s'agit d'un attentat politique" estime Pascal Boniface, directeur de l'Institut de recherches internationales et stratégiques à Paris, dans une interview à lire dans la Tribune de Genève et 24h. Egalement auteur d' un livre intitulé "Football et mondialisation" Pascal Boniface perçoit un faisceau d'indices qui pourraient faire croire à un complot. Certains secteurs de l'armée ont pu avoir la tentation d'appliquer une stratégie du chaos afin de pouvoir rétablir un ordre dur.
Les (mauvaises ?) réponses au hooliganisme
Les cantons serrent la vis contre les clubs de foot et de hockey. Les matchs seront désormais soumis à un régime d'autorisation. Les clubs devront aussi passer à la caisse pour répondre aux conditions minimum de sécurité. Les cantons vont à la confrontation avec les clubs. Des mesures visent aussi les supporters violents. Les directeurs de police veulent pouvoir bénéficier de plus de moyens de sanction. Ce durcissement est critiqué par un professeur allemand. Gunter Pilz est spécialiste du hooliganisme à l'Université de Hanovre. Et pour lui, il ne sert à rien de durcir les mesures contres les fans. Il ne faut pas miser sur la répression. L'expérience montre que lorsque des ultras commettent des violences, 80% de leurs acolytes condamnent ce comportement. Mais lorsque la police intervient, alors il y a un phénomène de solidarité avec les fans. Ce qu'il faut, c'est parlementer, discuter avec les ultras. Comme le fait par exemple avec succès le club de Hanovre qui joue en Bundesliga. Là-bas, ce sont des "Konfliktmanager", des gestionnaires de conflit qui désamorcent et qui agissent pour éviter les violences. Bref, à la lecture de cette interview dans le Tages-Anzeiger, on se dit que les cantons font tout faux.
C'est l'heure de la pause
Six semaines de vacances, c'est bien. Mais des petites pauses au quotidien, c'est encore mieux. C'est le propos que tient Norbert Semmer dans la Berner Zeitung. Il est professeur de psychologie du travail à l'Université de Berne. Il explique qu'il votera oui à l'initiative de Travail.Suisse qui propose six semaines de vacances payées pour tous. C'est important pour le repos et la remise en forme. Mais à plus petite échelle, il faut faire des pauses. Et d'argumenter: on voit que la productivité augmente quand on fait régulièrement des petites pauses. Cinq minutes à chaque heure. Et de rappeler que la fatigue est exponentielle. On n'est pas dux fois plus fatigué après 4 heures de travail qu'après 2 heures, on l'est beaucoup plus !
pym, avec Jean-François Moulin et Stéphane Deleury (RSR)