Mon pays, ça n'est pas un pays, c'est l'hiver !
01.02.2012 10:47Il fait froid car c'est l'hiver !
La Basler Zeitung prend le contre-pied de la plupart des médias qui annoncent les basses températures comme un événement exceptionnel: "le choc du froid", "des températures historiquement basses". Pour le journal bâlois, février nous apporte ce qu'il fait de mieux, le froid. Statistiquement c'est toujours le cas. Comme la neige. On s'extasie quand elle tombe en plaine. Mais, rappelle le journal, Bâle est recouverte de neige en moyenne 30 jours par année. Et la fine pellicule de neige qui donne à la ville un joli manteau blanc n 'est rien à côté des 45 centimètres qui étaient tombés en mars 2006. L'expert météo Max Baumann est en interview dans la Basler Zeitung. Pour lui, rien d'exceptionnel: "c'est un temps totalement normal pour l'hiver". Nous vivons ce que le journal appelle "une hystérie du froid", hystérie qui s'empare des médias et de la population. Du côté de la police bâloise, on garde son sang...froid. Pas de dispositif spécial. Rien d'anormal, nous avions presque chaque année des températures de moins 20 degrés, explique sobrement le porte-parole de la police.
La grande peur des Erythréens de Suisse
En Suisse, des membres de la communauté érythréenne se feraient racketter par des compatriotes. Envoyés par le régime, ceux-ci se feraient passer pour des requérants d'asile. Ceux qui s'obstinent à ne pas s'acquitter de l'impôt verraient leurs familles restées au pays emprisonnées ou dépossédées de leurs biens. Certes, explique la Tribune de Genève, l'information révélée sur la chaîne alémanique reste à confirmer. La Tribune rappelle qu'en décembre 2011, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné le recours à la taxe de la diaspora. L'anthropologue David Bozzini explique dans le Temps que le régime en Erythrée est basé sur la terreur et favorise la délation entre concitoyens. Du coup, une certaine paranoïa s'installe dans leur pays comme ici en Suisse. Depuis 2005, l'Etat a commencé à menacer et à emprisonner les familles des déserteurs. Les Erythréens basés en Suisse - pour la plupart des déserteurs - font tout pour éviter que leur famille restée au pays soit persécutée et s'acquittent de cette taxe de 2% directement perçue par l' ambassade. Taxe à laquelle s'ajoute d' autres formes de racket et de chantage.
Oskar Freysinger, futur conseiller d'Etat ?
Oskar Freysinger se rêve en conseiller d'Etat valaisan, croit deviner le Temps. Le quotidien s'intéresse à la future donne sur l'échiquier politique valaisan. Oskar Freysinger, écrit la journaliste du Temps, se verrait bien reprendre le département de l'éducation, de la culture et du sport, qui sera laissé vacant par le libéral-radical Claude Roch en 2013. Si personne à priori ne souhaite l'arrivée de l'UDC au sein du Conseil d'Etat, l' UDC valaisanne étant qualifiée de plus blochérienne que les blochériens, le PDC et PLR ne semblent pas vouloir marcher main dans la main pour contrer l'élection d'Oskar Freysinger. Question: ce déchirement va-t-il profiter au ténor UDC ? Détendu, Oskar Freysinger réplique qu'il a des contacts avec l'aile droite du PDC. Et surtout, il argue qu'il a 28 ans de pratique dans l'enseignement.
Le Valais, le sport et la contestation
Cette question enivrante posée sur deux pages dans Le Matin en marge de la reprise du championnat de Super League: le FC Sion rattrapera-t-il le Lausanne Sport. Deux invités osent le pronostic: l' ancien du FC Sion Christophe Bonvin et l'ancien du Lausannne-Sport Stéphane Chapuisat. Et le Tages-Anzeiger se pose une question essentielle ce matin: le Valais est-il une vallée de canailles? Une page complète pour répondre à cette question. Le point de départ c'est Christian Constantin, président du FC Sion. Avec son combat contre la FIFA, il incarne le personnage du Valaisan contestataire et récalcitrant. Il poursuit ainsi la tradition des Valaisans "sans lois". Sur le tableau brossé par le Tages-Anzeiger ce matin, il y a par exemple l'incontournable Joseph-Samuel Farinet, mais aussi le chanvrier Bernard Rappaz. Alors les ethnologues se penchent au chevet des Valaisans. Et selon l'un d'entre eux, Werner Bellwald, si Constantin cultive autant la figure du contestataire, c'est principalement pour qu'on parle de lui.
pym avec Stéphane Deleury et Jean-François Moulin (RSR)