La Suisse se prépare à une vague de froid
31.01.2012 10:07L'arrivée du froid polaire
Le quotidien 24 heures présente, en Une, une carte postale somptueuse: des chalets et des sapins, le tout emmitouflé dans un brouillard ouatté. Rien de bien réjouissant, car la neige annonce l'arrivée du front polaire sur la Suisse, qui fera chuter les températures, avec un ressenti jusqu'à -20 degrés et même -40 degrés sur les pistes de ski. Une situation proche des records de 1987. Les météorologues appellent donc à la plus grande prudence, surtout pour les enfants. La prudence est aussi de mise pour ceux qui travaillent à l'extérieur. On se mobilise aussi pour protéger les sans-abris. Le Matin apporte une note joyeuse en s'exclamant: "le froid, ça se fête". Une fête du froid, c'est l'idée émise par une nouvelle association désireuse de "renforcer l'image et la notoriété" de la Vallée de la Brévine, dans le canton de Neuchâtel. Rendez-vous est pris jeudi soir, soit 25 ans après le record du 12 janvier 1987 et ses -41,5 degrés.
Nouvelle tendance: le divorce après 5o ans
Une nouvelle tendance illustrée par ce slogan dans La Liberté: "vivement la retraite qu'on divorce". Se séparer après quatre décennies de couple n'est plus une exception, explique la journaliste de La Liberté. Aujourd'hui, plus d'un tiers des divorces concernent des personnes âgées de 50 ans et plus. Témoignages à l'appui dans La Liberté: "nous ne partagions plus rien une fois les enfants partis". Ou encore le soulagement confié par cette femme qui a quitté son mari après trente ans de mariage: "c'est comme une bouffée d'air pur". En Suisse, de 2000 à 2010, le nombre des divorces des hommes de 65 ans et plus a triplé passant de 301 à 1036. Mais attention, prévient un sexologue, "lorsqu'on divorce la soixantaine passée, on risque d'entrer dans une grande précarité affective". Aujourd'hui, note cette consultante conjugale, "nous sommes dans l'ère de la séparation, dans l'ère du jetable".
Les hôpitaux évacuent leurs patients
Depuis le début de l'année, les hôpitaux suisses sont soumis à un nouveau système de financement: le forfait par cas. Le Tages-Anzeiger a enquêté pour savoir si ce nouveau système avait des incidences sur la prise en charge des patients. Et ce qu'on peut lire dans cet article ne rassure pas. Les hôpitaux ont tendance à transférer plus rapidement les patients dans les cliniques de rééducation: "beaucoup de patients sont transférés dans les cliniques de réadaptation dans un état critique", dit le président de l'Association des cliniques de réadaptation. Le médecin chef d'un hôpital de Brissago au Tessin explique au Tages-Anzeiger qu'avec ces pratiques, se développe le danger de ne pas pouvoir soigner les patients de manière durable. Du coup, souligne le quotidien zurichois, les cliniques de réadaptation doivent engager des médecins et du personnel pour stabiliser les patients qui devraient arriver normalement stabilisés. Et cela coûte de l'argent. Le Tages-Anzeiger boucle la boucle: "les économies qui devaient être réalisées en diminuant la durée des séjours en hôpital disparaissent dans les cliniques", qui doivent engager du personnel. C'est ce qui s'appelle un coup dans l'eau, conclut le journal.
Trop d'attaques dans les commerces vaudois!
Des commerçants vaudois réagissent aux attaques qui se multiplient contre leurs établissements: "il était grand temps de tirer la sonnette d'alarme", déclare la présidente de l'Association des commerçants dans 24 heures en réaction au message de la Police cantonale résumé par cette formule: "aide-toi et la police t'aidera". Du coup, explique le quotidien, les commerçants s'organisent. Plusieurs types de protection se mettent sur pied: une généralisation de la vidéosurveillance, l'incitation à l'achat par cartes bancaires, laisser le minimum possible de liquide dans les caisses ou encore mobiliser la population. "La sécurité est l'affaire de tous", tonne le quotidien, faisant allusion au braquage de la bijouterie de Saint-François à Lausanne, où des passants ont alerté la police. Pour un hôtelier cité dans le quotidien, la sécurité passe par la mise en place d'une lourde plaque de bois devant la réception dès la nuit tombée, gage de tranquillité, aux dires du propriétaire.
pbug, avec Jean-François Moulin et Stéphane Deleury