L'enquête sur la disparition d'Alessia et Livia se poursuit
26.01.2012 10:04Questions sur une double disparition
Il y a un an les petites Alissia et Livia étaient enlevées. Sont- elles enterrées dans une forêt romande ? Reposent elles au fond du Léman ou de la Méditerranée? Ou alors sont elles encore en vie? Le Matin pose ces questions auxquelles personne ne répond. Lundi, rappelle le quotidien, cela fera un an que les jumelles ont été enlevées par leur père. Cinq jours plus tard, cet ingénieur suisso-canadien de 43 ans se suicidait. Près d'une semaine plus tard, la mère des jumelles recevait une lettre disant: " elles reposent en paix elles n'ont pas souffert". Depuis, l' enquête n a rien donné mais sa fermeture n'est pas à l'ordre du jour, selon le procureur vaudois Pascal Gilliéron. La piste suisse, comme la française, la corse ou l'italienne restent ouvertes. La hotline de "Missing Children", la fondation de recherches des enfants disparus lancée par la mère d'Alessia et Livia suite au drame, sera mise en fonction lundi.
"Genfereien" à gogo
Genève inépuisable source d'inspiration pour la presse. Il y a d' abord cette enquête à lire dans l'Hebdo qui offre aux lecteurs une autopsie des dysfonctionnement de la République. Un constat livré par le radical Murat Julian Alder, vice-président de la commission de rédaction en charge de proposer une nouvelle constitution pour Genève: "les institutions actuelles créées au 19ème siècle ne sont plus adaptées à notre époque. Aujourd'hui, le canton n'est pas gouverné, il est administré par sept chefs de départements dotés de peu d'autorité. L'enquête pointe trois magistrats contestés: la PLR Isabel Rochat, la Verte Michèle Künzler et le PLR Mark Muller, particulièrement suivi par la presse depuis la Saint-Sylvestre. A en croire l'éditorial du rédacteur en chef de la Tribune de Genève, Mark Muller s'en sortira s'il est totalement blanchi. S' il est condamné, il ne fait guère de doute que ses amis du parti et surtout ses collègues du gouvernement, qui ont déjà pris une prudente distance, le lâcheront. Un homme qui, selon notre confrère, a aujourd'hui - quoi qu'il en soit - de faibles chances de survie politique. Genève qui, si on en croit l'enquête du Courrier, pratique la naturalisation à géométrie variable. En l'absence de directive claire, les employés du service genevois des naturalisations n'ont pas la même manière de calculer la durée de séjour donnant droit au passeport suisse.
Joe Jimenez parle (encore!)
Une nouvelle interview du patron de Novartis Joe Jimenez (il est régulièrement questionné dans la Basler Zeitung). Ce jeudi, il commente les résultats de son entreprise. Il parle des potentiels de développements, des médicaments qui ont des difficultés et des futurs blockbusters qui vont générer des bénéfices. Et puis à la fin de l'entretien, Joe Jimenez accepte de répondre sur le maintien du site de Novartis à Prangins: "j'ai été très surpris de voir comment les acteurs se mobilisaient avec force pour rendre le site plus attractif. Quand j'ai vu comment les employés, le canton de Vaud et la Confédération se démenaient, nous avons aussi fait un geste et diminué nos exigences en matière d'économies et décidé de maintenir le site de Nyon". Mais n'est-ce pas là une sorte de chantage? Joe Jimenez rétorque:"sans avoir au préalable annoncé une fermeture, nous n'aurions jamais pu atteindre cette situation. Mais ce ne doit pas être une méthode à utiliser mécaniquement. Ce que nous avons fait, c'est simplement une procédure de consultation, dit en substance le directeur de Novartis.
Les lits froids, grande erreur du tourisme suisse
Le professeur Hansruedi Müller dirige depuis 1989 le centre de recherche sur les loisirs et le tourisme à l'Université de Berne. Et au moment de prendre sa retraite, il parle au journal Der Bund et n'est pas avare de critiques. Pour lui, la grosse faute du tourisme alpin en Suisse est d'avoir continué à créer des lits froids, c'est-à-dire des places qui sont inutilisées une très grande partie de l'année. Et ça n'est pas nouveau. En 1982, il y avait déjà 700'000 lits dans des résidences secondaires. Aujourd'hui, il y en a deux fois plus. Et ça tire artificiellement vers le haut les infrastructures: des installations de remontées mécaniques jusqu'aux routes en passant par les stations d'épuration des eaux. Les communes ont été incapables de maîtriser le phénomène. D'où l'initiative de Franz Weber qui sera soumise au peuple prochainement. Le professeur Müller explique aussi comment on pourrait revenir à un tourisme plus raisonnable: en limitant les vitesses des moyens de transports. C'est très simple : 100 km/h pour la voiture, 200 pour le train et 400 pour l'avion. Cela signifie le développement de nouveaux appareils proches du Zeppelin, dit le professeur.
pym avec Jean-François Moulin et Stéphane Deleury (RSR)