Prothèses PIP: pas d'inquiétude à Neuchâtel
24.01.2012 09:48Les prothèses PIP n'inquiètent pas à Neuchâtel
Dans le canton de Neuchâtel, le médecin et le pharmacien cantonaux paraissent peu préoccupés par le scandale des prothèses mammaires viciées fabriquées par l'entreprise française PIP. C'est du moins ce que dénonce L'Express, surpris par l'attitude du médecin cantonal, qui n'a pas cherché à savoir dans combien de cas ont été utilisés les implants mammaires PIP. Or, une centaine de femmes seraient concernées dans le canton de Neuchâtel, révèle le quotidien neuchâtelois. Face à autant de patientes, on est en droit de se demander si le médecin cantonal Claude-André Robert s'est inquiété de collecter des données auprès des établissement neuchâtelois dans lesquels se pratiquent des interventions mammaires. Le médecin a répondu qu'une telle démarche ne relevait pas de ses compétences. Le pharmacien cantonal Jean-Blaise Montandon répond: "bien sûr, je suis responsable de ce qui touche aux dispositifs médicaux, mais pour ce qui regarde le domaine du canton. Or, avec les prothèses PIP on en sort".
Inquiétudes bâloises sur le sort des Neuchâtelois
La presse bâloise se penche sur les malheurs du canton de Neuchâtel. "Les temps sont durs pour Neuchâtel", voilà le titre en Une de la Basler Zeitung. Le retrait de la licence de Xamax intervient alors que les mauvaises nouvelles s'accumulent. Didier Cuche quitte la compétition. D'autres clubs sportifs ont disparu ces dernières années, à commencer par le FC La Chaux-de-Fonds ou le club de hockey des Young Sprinters de Neuchâtel. Les basketteurs ont aussi quitté l'élite. Que reste-t-il donc à Neuchâtel, se demande l'auteur de l'article. Il reste un projet non sportif: le Transrun, une liaison ferroviaire rapide entre le haut et le bas du canton. Ce projet est qualifié "d'importantissime" pour le canton, qui souffre encore des séquelles de la crise horlogère. Neuchâtel ne doit pas rater la correspondance pour rester au contact de ses voisins; des cantons limitrophes qui, eux, ont réussi. Comme Fribourg et l'Arc lémanique notamment, qui ont fortement progressé alors que Neuchâtel stagnait.
Les demandes d'asile de Roms serbes explosent
De plus en plus de Roms serbes demandent l'asile en Suisse ces derniers mois. Alors que jusqu'ici, étaient surtout évoqués les demandeurs d'asile venus d'Afrique du Nord - en défrayant la chronique en Suisse alémanique parce qu'aucune commune ne les veut sur son territoire - la NZZ nous fait part d'un autre phénomène. Le nombre de demandes d'asile de Serbes appartenant à la minorité des Roms a explosé ces derniers mois: près de 250 demandes en novembre et 370 en décembre. C'est plus que le nombre de migrants venus de Tunisie dans la même période. Ces chiffres s'expliquent, selon les spécialistes, par le fait que les Roms de Serbie fuient le froid. Ils recherchent un abri pour l'hiver. Le phénomène serait donc saisonnier. Il n'empêche que la situation des Roms en Serbie est peu enviable. Les autorités de Belgrade ont détruit passablement de campements de Roms pour faire de la place pour des projets immobiliers, écrit la NZZ. Amnesty International intervient d'ailleurs régulièrement sur cette question en Serbie.
La Suisse a besoin des migrants
La Suisse a besoin d'une politique étrangère centrée sur la migration. C'est en substance le titre de la chronique régulière que tient Rudolf Strahm dans le Tages-Anzeiger. Dans une longue tribune, l'ancien Monsieur Prix explique que la politique migratoire de la Suisse ne doit pas se contenter de chercher des solutions à l'interne. Non, il faut agir à l'extérieur des frontières pour mener une politique migratoire efficace. Et de donner un exemple: les migrants tunisiens qui viennent en Suisse sont des jeunes qui cherchent à travailler et à gagner leur vie. La révolution de Jasmin a été notamment provoquée par l'absence de perspectives et par le chômage des jeunes avec, en Tunisie, un système de formation très mal en point. "Pourquoi la Suisse ne s'engagerait pas en Tunisie ou en Algérie sur le front de la formation", se demande Rudolf Strahm. Et de suggérer de débloquer de l'argent public pour des écoles professionnelles en Afrique du Nord plutôt que pour des centres d'accueil, des gardes-frontière et des employés de sécurités privés. Aujourd'hui cette politique de soutien dans les pays d'origine est menée de manière dilettante, elle est inefficace et manque cruellement de vision stratégique, dit-il. Un appel du pied au nouveau ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter.
Oui, les singes parlent!
Le Tages-Anzeiger évoque une découverte majeure réalisée par un zoologue suisse. Les singes sont capables de combiner des sons, exactement comme les humains. Ils parviennent ainsi à transmettre des informations. Les singes sont capables comme nous de savoir ce qui est important de ce qui ne l'est pas, dit également Klaus Zuberbühler, auteur de l'étude. Mieux, quand il y a un danger, les singes communiquent de manière très efficace. Ils s'adressent uniquement aux singes qui n'ont pas encore perçu la menace, qui pourrait être celle d'un serpent venimeux par exemple. Et le scientifique de donner quelques exemples: "Krak krak krak" signifie "Attention, léopard" ou encore "Hok Hok Hok" signifie "Attention, aigle royal". Klaus Zuberbühler va distiller ses connaissances aux étudiants de l'université de Neuchâtel. C'est là qu'il va enseigner la primatologie depuis le mois de mars prochain.
pbug, avec Jean-François Moulin et Stéphane Deleury