Victoire "historique" pour les employés de Novartis
26.01.2012 19:13Le sauvetage du site Novartis de Prangins célébré
"Prangins sauvé" résume Le Courrier. La presse romande salue ce moment "historique". Le mot occupe toute la une du journal La Côte. "Victoire" s'exclame Le Matin. "Incroyable happy-end" se réjouit 24 Heures. Ces titres sont illustrés par le sourire d'Yves Defferrard, du syndicat Unia, une coupe de champagne à la main. Cette éclatante victoire est également célébrée à la une du Nouvelliste. Il s'agit d'une victoire contre la brutalité salue l'éditorialiste du Matin. "Cette manifestation a été notre printemps arabe", souligne La Côte. La Tribune de Genève met ce succès sur le compte de la pression désordonnée mais conjointe des employées, des autorités politiques, des syndicats et des médias. Quelques interrogations sont toutefois soulevées par Le Temps. Notamment la question de l'aide fiscale du gouvernement au groupe pharmaceutique.
Faut-il sauver le soldat Muller ?
Que faire quand un magistrat plombe son camp au lieu de lui servir de locomotive? La Tribune de Genève soulève la question du soutien d' un parti à un élu "plombé", à la lumière de l 'affaire Mark Muller. Réuni en séance ordinaire, le comité directeur du Parti libéral-radical a auditionné Mark Muller pendant deux heures. Officiellement il n'y a rien à signaler, relate la Tribune. Le PLR apporte un soutien mou à l'élu puisque le parti a indiqué qu'il attendait les résultats de l'enquête. Le vice-président du PLR Julian Murat affiche de la prudence et observe que, ces derniers temps, les conseillers d'Etat genevois se comportent comme sept chefs de département."On ne voit pas de collège. On voit ici les limites d'un système qu'il faut changer", observe-t-il. Julian Murat demande maintenant "une présidence forte et un cap".
Burnout et drogues chez les banquiers
"So Krank sind unserer Banker", titre le Blick. Les banquiers sont malades. Tellement que l'association suisse des employés de banque tire la sonnette d'alarme. Les cas de burn-out, d'abus d'alcool, de médicaments ou de drogues se multiplient. Cette réalité touche les simples employés. Le Blick ne parle pas là des grands banquiers qui engrangent les juteux bonus. Cette situation difficile dans le secteur des banques annonce des suppressions de postes. Mais l'association des employés dénonce aussi un système de salaires lié toujours plus aux performances des collaborateurs. Du coup, ça joue des coudes dans les étages inférieurs des banques. Ce qui n'est pas bon pour la santé mentale des banquiers.
Des crèches low-cost
Il porte bien son nom de soldeur, 0tto. Otto Inneichen veut créer une centaine de crèches bon marché dans l'ensemble du pays. Le conseiller national PLR explique dans la Neue Luzerner Zeitung ce matin qu'il va ouvrir le premier établissement pour enfant low-cost à Beromünster en avril prochain. Otto Inneichen constate que de nombreuses familles ne peuvent pas payer une place de crèche pour leur enfant. Du coup il veut faire baisser les prix de 20 à 30 % par rapport à ce qui se pratique aujourd'hui. Ceci en faisant participer l'économie. Mais attention, le projet a encore de nombreux obstacles à franchir. A commencer par la pénurie de directrices de crèche, explique le journal lucernois.
Pierre Bourdieu est mort il y a 10 ans
C'est l'occasion pour le Tages-Anzeiger de publier une pleine page sur le célèbre sociologue français. Un article signé par Franz Schultheis, professeur de sociologie à l'université de St-Gall, qui a travaillé avec Pierre Bourdieu. Les 400 livres à son actif ont été traduits dans 35 langues. Le journal constate que Bourdieu a été l'un des premiers intellectuels à mettre en garde contre un capitalisme global et débridé. Il est mort il y a 10 ans et nous manque, écrit le Tages-Anzeiger. Le journal qui nous invite à lire ou relire l'auteur des "Misères du mondes".
rber avec Jean-François Moulin et Stéphane Deleury / rsr