Modifié le 16 mai 2018

Les taxis lausannois appellent les communes à ne plus autoriser Uber

Manifestation de chauffeurs de taxi lausannois contre la reconnaissance d'Uber comme centrale d'appels, le 8 mai 2018 à Lausanne.
Les chauffeurs de taxi lausannois se tournent vers les communes pour faire cesser les activités d’Uber La Matinale / 1 min. / le 16 mai 2018
D’après un arrêt de la justice vaudoise, les chauffeurs Uber ne sont pas autorisés à rouler dans la région lausannoise. Les taxis de la capitale vaudoise demandent aux communes concernées de faire cesser les activités de la plateforme.

Les taxis lausannois n'ont pas l'intention de lâcher l'affaire: les chauffeurs Uber n'ont pas le droit de travailler dans la région lausannoise, selon une décision de la Cour constitutionnelle du tribunal cantonal. Par le biais de leur avocat, ils demandent aux communes concernées de faire cesser immédiatement cette activité et menacent de porter plainte.

Dans son arrêt du 4 mai, la justice vaudois stipule en effet que les services Uberpop et UberX n'ont jamais été autorisés, leurs chauffeurs ne devraient donc pas pouvoir conduire.

Pourtant, des autorisations sont toujours délivrées aux chauffeurs par l'association de communes de la région lausannoise, en attendant la nouvelle loi cantonale sur les taxis prévue d'ici 2020.

"Dommages et intérêts"

D'après Jacques Roulet, avocat des taxis lausannois, si Uber continue de rouler, les conséquences pourraient être lourdes. "Les communes laissent un concurrent illégal causer des dommages aux taxis qui sont, eux, autorisés. Il y a donc le risque de devoir payer des dommages et intérêts", indique-t-il. "Le deuxième risque est celui d'une plainte pour abus d'autorité, au sens du code pénal."

L'avocat dénonce également la récente décision des communes de reconnaître Uber en tant que centrale d'appel. Si les chauffeurs n'ont pas le droit de rouler, un central d'appel n'a pas de raison d'être, argue-t-il.

Pour l'heure, Pierre-Antoine Hildbrand, municipal lausannois et président du comité de direction de l'association des communes, n'a pas souhaité s'exprimer, préférant analyser d'abord l'arrêt de la cour en question.

Tania Barril/kkub

Publié le 16 mai 2018 - Modifié le 16 mai 2018