Modifié le 07 mars 2018

Pascal Broulis: "Il n'y a nullement eu exploitation du système" fiscal

Pascal Broulis s’explique sur l’affaire fiscale qui le concerne
Pascal Broulis s’explique sur l’affaire fiscale qui le concerne 19h30 / 4 min. / le 06 mars 2018
Alors que le gouvernement vaudois a annoncé que la déclaration d'impôts de Pascal Broulis serait soumise à un double contrôle, le conseiller d'Etat a répété mardi à la RTS qu'il n'y avait "nullement" eu exploitation du système.

Au sujet de ses déductions fiscales, objets de polémiques, Pascal Broulis rappelle dans le 19h30 qu'il s'agit de frais de transport pour environ 15'000 francs et de frais d'entretien d'immeuble pour 24'000 francs.

Le conseiller d'Etat PLR ajoute que son épouse ne travaille pas à plein temps, rendant la comparaison avec les revenus des autres membres de l'exécutif vaudois difficile. Pour rappel, Pascal Broulis était le conseiller d'Etat vaudois au revenu imposable le plus faible en 2015, selon une infographie publiée par 24 heures.

"Ce sont des aspects importants", estime le magistrat. "A titre personnel, s'il y a un doute, j'ai proposé que l'Inspectorat fiscal puisse examiner ma déclaration et le Conseil d'Etat in corpore a accepté après discussion d'avoir un contrôle supplémentaire extérieur."

>> Le récit de la journée de mardi dans le 19h30:

Affaire Broulis: double contrôle, interne et externe
19h30 - Publié le 06 mars 2018

>> Lire:  Les impôts de Pascal Broulis seront soumis à une expertise indépendante

Pascal Broulis pingre? "Je ne crois pas"

Le conseiller d'Etat serait-il pingre? "Je ne crois pas", répond Pascal Broulis, argumentant que nombreux sont les contribuables qui déduisent leurs frais de transport.

Celui qui dit remplir sa déclaration fiscale lui-même aurait "pu la brandir", admet-il. "Mais ce n'est pas le plus important. Le plus important, c'est de savoir si ce qui est rempli est conforme à la pratique, et à ma connaissance, ça l'est."

Au coeur de cette polémique sur sa situation fiscale depuis plusieurs semaines, Pascal Broulis rappelle également que le Conseil d'Etat a confirmé qu'il n'avait bénéficié d'aucune forme de protection dans ce dossier.

tmun

Publié le 06 mars 2018 - Modifié le 07 mars 2018