Modifié le 22 décembre 2017

Le secrétaire général de la Fondation de Beaulieu rejette les accusations

Les bâtiments du centre de congrès du Palais de Beaulieu photographiés après la conférence de presse sur la Fondation de Beaulieu jeudi 21 décembre 2017 à Lausanne.
Les bâtiments du centre de congrès du Palais de Beaulieu photographiés après la conférence de presse sur la Fondation de Beaulieu jeudi 21 décembre 2017 à Lausanne. [Laurent Gillieron - Keystone]
L'ex-secrétaire général de la Fondation de Beaulieu a rejeté vendredi les accusations portées contre lui par la Ville de Lausanne et le canton. Il "se déclare choqué par le lynchage public dont il a fait l'objet".

Le canton de Vaud et la Ville de Lausanne "ont émis jeudi un communiqué de presse mettant gravement en cause la gestion mais aussi la probité et l'honorabilité du secrétaire général de la Fondation de Beaulieu", relève un communiqué transmis vendredi par son avocat.

L'ex-secrétaire général est accusé de malversations par le Conseil d'Etat vaudois et la Municipalité de Lausanne. Il "tient à réagir à ces accusations très lourdes articulées publiquement sans qu'il ait eu la possibilité de s'exprimer ou de prendre position".

Tâches réalisées "dans l'urgence"

Dans un premier temps, le communiqué souligne que, ces dernières années, le Conseil de Fondation avait décidé de confier au secrétaire général ainsi qu'à ses mandataires une multitude de tâches, qui ont dû être assumées le plus souvent dans l'urgence.

Les résultats des audits invoqués par la Ville de Lausanne ne lui auraient même pas été remis, l'empêchant de se déterminer de manière précise, affirme-t-il.

En outre, d'après la défense de l'ancien secrétaire général, près de 90% des chantiers de la Fondation ont fait l'objet d'appels d'offres publics, contrairement à ce que laisse entendre le communiqué de presse officiel.

C'est donc uniquement dans le cadre de l'enquête pénale désormais ouverte que l'intéressé pourra se déterminer de manière précise et fournir toutes les explications utiles.

"Choqué et blessé"

L'ex-secrétaire général de la Fondation de Beaulieu, qui avait donné sa démission la semaine dernière, se dit "choqué et blessé par ce lynchage public". Il promet de mettre tout en œuvre pour collaborer avec la justice, mais aussi pour rétablir la vérité et son intégrité, relève le communiqué. Dans l'immédiat, il demande le respect de la présomption d'innocence.

Jeudi, le Conseil d'Etat vaudois et la Municipalité de Lausanne ont annoncé avoir déposé une plainte pénale contre lui. L'homme est notamment soupçonné d'avoir attribué des mandats à des proches ou des membres de sa famille, sans appels d'offres et surfacturé certains travaux.

ats/ptur

Publié le 22 décembre 2017 - Modifié le 22 décembre 2017