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Claude D. recourt contre son internement à vie devant le TF

Claude D. lors de l'énoncé du verdict de son procès en mars 2016. [Keystone - Frédéric Bott]
Claude D. lors de l'énoncé du verdict de son procès en mars 2016. - [Keystone - Frédéric Bott]
Condamné pour l'assassinat de Marie, en mai 2013 près de Payerne (VD), Claude D. recourt en dernière instance. Le Tribunal fédéral (TF) devra se prononcer sur la décision du Tribunal cantonal vaudois.

La justice vaudoise avait confirmé en septembre dernier une mesure d'internement à vie contre Claude D., en sus d'une peine de prison à perpétuité. Le Tribunal fédéral, qui a annoncé mardi avoir reçu le recours, devra donc se prononcer sur cette sanction, la plus lourde possible.

L'enjeu essentiel de la procédure touche la mesure d'internement à vie. Un recours au TF était attendu, mais les avocats de Claude D. n'avaient jusqu'ici rien laissé filtrer quant aux intentions de leur client.

Risque "très élevé" de récidive

Devant la Cour d'appel vaudoise, les avocats de Claude D. avaient plaidé pour une peine de prison d'au maximum 20 ans et contesté l'internement à vie.

Les juges vaudois avaient estimé, suivant l'avis des experts, que Claude D. présente sur un risque très élevé de récidive. L'accusé est considéré comme durablement non amendable.

Dans l'affaire Lucie, le Tribunal fédéral avait cassé la décision d'internement à vie. Le verdict est donc très attendu.

ats/vtom

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Rappel des faits

Pour mémoire, Claude D. a tué Marie, 19 ans, dans la nuit du 13 au 14 mai 2013 alors qu'il était aux arrêts domiciliaires. Il avait été condamné en 2000 à 20 ans de prison pour avoir enlevé et tué son amie de l'époque.

La famille s'attendait à ce recours, selon Jacques Barillon

La famille de Marie pensait bien que Claude D. ferait recours devant le Tribunal fédéral, a réagi Jacques Barillon. Aux yeux de l'avocat, l'internement à vie devrait être supprimé si on ne l'appliquait pas à cet "assassin récidiviste".

L'avocat affirme en outre que "l'on trompe l'opinion publique en proclamant qu'un internement à vie ne peut jamais être revu en cas de progrès de la science. C'est simplement moins facile que dans le cas d'un internement dit simple", conclut-il.