Modifié le 17 novembre 2016

Le projet et les tours de Malley-Gare en votation à Prilly (VD)

Le projet dans sa globalité prévoit jusqu'à cinq tours.
Le projet et les tours de Malley-Gare en votation à prilly (VD) Le Journal du matin / 2 min. / le 17 novembre 2016
Les habitants de la commune vaudoise de Prilly se prononcent le 27 novembre sur le projet de développement de Malley-Gare. Mais le concept, avec notamment les deux tours envisagées, suscite de vives oppositions.

C'est le premier volet d'un projet plus large baptisé Malley-Centre. L'enjeu est la renaissance et la densification de la plus grande friche industrielle du canton de Vaud, située à l'ouest de Lausanne. Le complexe prévoit 1100 logements susceptibles d'héberger jusqu'à 2400 habitants. Avec ses bureaux et ses écoles, il devrait aussi engendrer 1700 emplois.

L'idée de tours à nouveau contestée

Mais les oppositions sont farouches, même si l'objet soumis au vote ne concerne qu'un premier pan du projet: un bout de quartier situé au sud de la gare. C'est que deux tours de 63 et 77 mètres pourraient, dans un premier temps, sortir de terre.

Le pari est risqué pour les autorités, car d'autres projets du genre - la tour Taoua à Lausanne ou celle de Bussigny - ont déjà été balayés par la population. Le syndic de Prilly Alain Gilliéron en est pourtant convaincu: à Malley, la verticalité c'est la clé. "Si on monte", explique-t-il, "c'est pour éviter de tapisser (…), parce que le canton et la LAT sont très attentifs à ça. Si nous ne construisons pas suffisamment de logements et d'emplois, je ne vois pas très bien où on les mettrait. C'est le lieu le plus indiqué pour le faire."

Déficit d'information des autorités?

Les opposants ne contestent pas le lieu mais rejettent les deux buildings de Malley-Gare, d'autant plus que le projet global devrait en compter cinq au total: "La densification est une bonne chose en soi" reconnaît Jean-Claude Péclet, président de l'association d'opposants Avenir Malley. "La question, c'est où on place le curseur. Et à Malley, il est poussé trop loin. N'importe où, ce projet aurait fait l'objet de présentation précise, de simulations, de photomontages. A Malley, rien du tout."

Les autorités, elles, nient tout déficit d'information et assurent avoir agi en toute transparence. Un rejet dans les urnes signifierait un retard conséquent des travaux, ce qui serait de mauvais augure pour ce secteur sensé accueillir des infrastructures des Jeux Olympiques de la jeunesse en 2020.

Michael Peuker/oang

Publié le 17 novembre 2016 - Modifié le 17 novembre 2016