Modifié le 29 septembre 2014

La cave vaudoise Testuz sous enquête pour coupage illicite de vin

Contrôle suisse du vin
Contrôle suisse du vin Mise au Point / 11 min. / le 28 septembre 2014
La Maison Testuz, cave du vignoble vaudois de Lavaux, fait l'objet d'une enquête pénale pour coupage de vin illicite, a appris la RTS dimanche.

Les procureurs du Ministère public vaudois, déjà en charge du volet viti-vinicole de l’affaire Giroud et du dossier des surplus de moût vendus sous une fausse appellation sur la Côte vaudoise, enquêtent depuis début 2014 sur une affaire de fraude au sein de la Maison Testuz.

La prestigieuse cave de Lavaux, fondée au XVIe siècle, est en effet sous le coup d’une instruction pénale pour coupage illicite, selon l'émission dominicale de la RTS Mise au point. L' instruction devra déterminer quelle part de responsabilité porte l’actuel directeur général de Testuz SA, Tobias Mathier.

Fraude à l'insu de la direction?

Ce dernier a confirmé dimanche l’ouverture d’une enquête pénale mais a souligné qu'elle était dirigée contre l’un de ses employés. Celui-ci aurait agi à l'insu de Tobias Mathier, a insisté le directeur général.

L’employé visé a également confirmé l’information, ajoutant ne pas pouvoir en dire davantage pour cause de secret de l’instruction.

La réaction de la direction de l'entreprise Testuz:

VD: un employé de la Maison Testuz a été dénoncé pour avoir dissimulé du vin lors d'un contrôle fédéral
19h30 - Publié le 29 septembre 2014
 

Raphaël Guillet/hend

Publié le 28 septembre 2014 - Modifié le 29 septembre 2014

Position délicate du directeur de Testuz SA

Le directeur général de Testuz SA, Tobias Mathier, est membre du conseil de fondation du Contrôle suisse du commerce du vin (CSCV), l’organisme chargé de la surveillance des grosses caves et négociants en vin.

Son implication constituerait un souci majeur pour cette institution supervisée par l’Office fédéral de l’agriculture. Le directeur du CSCV, Philippe Hunziker, n'a pas désiré commenter cette nouvelle affaire tant que la justice n'a pas terminé son travail.