Modifié le 02 mars 2018

Premier bilan porteur d'espoir pour un projet-pilote de réinsertion valaisan

L'OSEO Valais propose de retrouver un ancrage social par le biais d'une activité artistique.
Projet-pilote prometteur de réinsertion sociale proposé par l'OSEO en Valais Le 12h30 / 1 min. / le 02 mars 2018
Lancé en 2016, le projet-pilote valaisan "Insertion sociale active" (ISA) a présenté vendredi des premiers résultats probants, avec une amélioration de la santé, de la vie personnelle ou de l'inscription sociale de ses participants.

"La société a tout essayé pour moi. Sans succès": tel est, bien souvent, l'état d'esprit dans lequel se trouvent les participants au programme valaisan "Insertion sociale active" (ISA). Cette nouvelle mesure s'adresse à des bénéficiaires de l'aide sociale pour qui une insertion professionnelle n'est pas réaliste.

L'idée est de développer les compétences sociales de ces personnes, compétences fragilisées au fil des ans et des échecs. Et les premiers résultats de ce projet-pilote, présentés vendredi à Sion, sont probants.

Moins d'antidépresseurs

Depuis le lancement du projet en octobre 2016, la moitié des participants a sensiblement diminué ou même cessé sa consommation d'antidépresseurs. Jusqu'ici en effet, le dispositif de mesures de réintégration en Valais était essentiellement tourné vers l’insertion professionnelle.

Or, le problème était ailleurs. Il fallait tout d’abord redonner confiance socialement à des gens brisés, isolés et qui doutaient d’eux-mêmes, leur offrir la possibilité de retrouver un cadre communautaire et une dynamique favorable à la recréation du lien social. C’est à cela que contribue ISA, un outil développé et mis en œuvre par l'Œuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) Valais.

Sur une base volontaire

Elément important: ce projet, qui consiste en des activités créatives, est basé sur le volontariat et n’est pas limité dans le temps. Seize personnes bénéficient actuellement de la mesure, trente-neuf y ont adhéré depuis son lancement.

Le monitoring de cette action - financée par le canton et la Ville de Sion - va se poursuivre, assuré par la Haute école spécialisée (HES-SO) du Valais, qui note les bénéfices importants retirés par les participants au niveau de leur état de santé, de leur vie personnelle ou encore de leur inscription sociale. Et la HES-SO de considérer que ce mieux-être bénéficie forcément à la société dans son ensemble.

Yves Terrani/kkub

Publié le 02 mars 2018 - Modifié le 02 mars 2018