Modifié le 17 décembre 2017

Une procédure pénale ouverte à l'encontre de Yannick Buttet en Valais

Le conseiller national Yannick Buttet a annoncé qu'il se retirait "temporairement" de la vie politique.
Le conseiller national en congé Yannick Buttet (PDC/VS). [Peter Schneider - Keystone]
Yannick Buttet fait désormais l'objet d'une procédure pénale pour contrainte à la suite de la plainte déposée par son ex-maîtresse. La justice valaisanne a confirmé dimanche cette information de la presse dominicale.

Le Ministère public valaisan a ouvert une procédure pour contrainte. L'infraction est passible d'une amende ou d'une peine d'emprisonnement de trois ans au maximum, selon le code pénal.

Cette procédure fait suite à l'arrestation du conseiller national PDC dans la nuit du 18 au 19 novembre devant l'immeuble de son ancienne maîtresse alors qu'il sonnait avec insistance à la porte d'entrée.

Avant cela et à la suite de leur rupture, il l'aurait harcelé, la contactant jusqu'à 50 fois par jour par courriel, téléphone ou SMS.

Plusieurs accusations de harcèlement sexuel

La révélation de cette affaire a libéré la parole de plusieurs parlementaires fédérales et journalistes. Dans la presse romande de samedi, une demi-douzaine d'entre elles ont témoigné anonymement, livrant des détails sur le comportement de l'ancien vice-président du PDC, en particulier lors de soirées où le politicien apparaissait sous l'influence de l'alcool.

>> Lire:  Six femmes accusent Yannick Buttet de harcèlement sexuel

Yannick Buttet connaît ce problème d'alcool depuis plusieurs années et a décidé désormais de se faire soigner, a fait savoir son avocat Andreas Meili, cité dans Le Nouvelliste de samedi.

Parallèlement, il a démissionné de plusieurs de ses fonctions, dont celle de vice-président du PDC Suisse et de membre de la Société suisse des officiers. Lieutenant-colonel EMG, il a en outre été suspendu du commandement de son bataillon.

Le conseiller national s'est aussi retiré temporairement de son mandat à la Chambre du peuple, ainsi que de la présidence de sa commune de Collombey-Muraz (VS).

ats/tmun

Publié le 17 décembre 2017 - Modifié le 17 décembre 2017

"Ces actes sont pour le PDC totalement inacceptables"

Après la publication samedi de six témoignages accusant Yannick Buttet de harcèlement sexuel dans la presse romande, le PDC Suisse a indiqué être en contact avec sa section valaisanne pour décider de la manière de traiter ces nouvelles informations.

"Ces actes sont pour le PDC totalement inacceptables", écrit le parti politique dans un communiqué. "Le PDC suisse rappelle sa volonté de pouvoir rencontrer le conseiller national Yannick Buttet dans les plus brefs délais, une fois que son état de santé le permettra", ajoute-t-il.

Interrogé samedi dans Forum, le président du PDC du Valais romand Serge Métrailler dit "être resté sans voix", parlant de "faits très graves" s'ils sont avérés. Celui-ci a toutefois précisé qu'il n'y avait pas d'urgence à agir politiquement, qu'il fallait "digérer tout ceci". Le dirigeant du parti a encore estimé qu'il fallait respecter le fait que Yannick Buttet suive une thérapie et a évoqué la présomption d'innocence.