Mise à jour le 30 janvier 2013

Tollé en Valais après la diffusion de la vidéo de l'accident de Sierre

Images d'une caméra de surveillance du tunnel autoroutier près de Sierre où s'est déroulé l'accident de car.
Images d'une caméra de surveillance du tunnel autoroutier près de Sierre où s'est déroulé l'accident de car. [Police cantonale - DR]
La publication lundi dans les médias et sur Internet de la vidéo de l'accident de car à Sierre datant de mars 2012 suscite de vives réactions en Valais, notamment de la conseillère d'Etat Esther Weber-Kalbermatten, a appris la RTS mardi.

La conseillère d'Etat valaisanne Esther Weber-Kalbermatten veut faire toute la lumière sur les conditions de la diffusion, lundi, des images vidéo de l'accident de car survenu le 13 mars 2012 dans le tunnel autoroutier de Sierre. Sur les ondes de la RTS mardi, elle s'est interrogée notamment sur la communication de la police cantonale, affiliée à son département.

La vidéo complète propose quinze minutes d'images d'une caméra de surveillance où l'on découvre le car encastré dans le mur du tunnel. On y voit notamment les premiers automobilistes qui s'arrêtent, des enfants sortant du bus, puis l'arrivée de la police et des secouristes.

"C'est du voyeurisme"

Esther Weber-Kalbermatten se dit choquée par ces images transmises par la police cantonale et compte remettre de l'ordre dans sa manière de communiquer. "Je vais explorer toutes les pistes pour éviter que la police continue à communiquer de cette manière. Je suis contre une publication des images d'un accident, c'est pour moi du voyeurisme. Je pense qu'on n'a pas besoin de diffuser ces vidéos pour apporter la confirmation que la police a travaillé juste", souligne-t-elle.

Accord limité du procureur

Du côté du Ministère public valaisan, le procureur en charge de l'affaire se dit également étonné par la publication de cette vidéo dans son intégralité. Il avait donné son accord pour une diffusion lors de l'émission "Temps Présent" programmée le 7 mars prochain (RTS Un), mais cette autorisation était assortie d'un droit de regard, précise-t-il. Pour lui, il n'avait jamais été question de diffuser l'extrait dans son intégralité.

Pour rappel, le drame avait fait 28 morts, dont 22 enfants rentrant en Belgique après un camp de ski en Valais, le 13 mars 2012.

Raphaël Grand/oang