Modifié le 02 novembre 2017

La droite neuchâteloise dénonce une brochure de vote incomplète

Les citoyens neuchâtelois doivent se prononcer sur des conventions de travail différentes pour le personnel soignant et non soignant.
La droite neuchâteloise dénonce une brochure de vote incomplète La Matinale / 2 min. / le 02 novembre 2017
La brochure officielle de vote relative à une modification des conventions collectives du secteur de la santé à Neuchâtel provoque la colère des partis de droite, qui jugent leurs arguments insuffisamment développés.

Les citoyens neuchâtelois doivent se prononcer le 26 novembre prochain sur la différentiation des conventions collectives de travail pour le personnel soignant et non soignant.

>> Lire: Les Neuchâtelois se prononceront sur la CCT dans le domaine de la santé

La position du PLR et de l'UDC - qui soutiennent cette réforme - n'a droit qu'à quelques lignes dans la brochure d'information à destination des votants, qui fait la part belle à la position des référendaires et du Conseil d'Etat, qui défendent le statu quo.

Pas de recours

Dans un communiqué, le comité interpartis qui plaide pour ces nouvelles conventions dénonce une manipulation et estime que les institutions sont bafouées, les arguments en faveur des nouvelles conventions n'étant clairement exposés nulle part.

"Le gouvernement a décidé de manipuler les votants en verrouillant l'information", dit le comité. Par respect pour les électeurs, il ne fera pas recours, mais profitera de la prochaine session du Grand Conseil pour rappeler les règles qui régissent une brochure dite "officielle".

rg/jzim

Publié le 01 novembre 2017 - Modifié le 02 novembre 2017

Une décision du Grand Conseil soumise à référendum

Pour rappel, le Grand Conseil - qui était à majorité de droite - se prononçait en mars dernier pour la suppression de la CCT Santé actuelle, jugée trop généreuse et sclérosée.

Or la gauche et les syndicats avaient immédiatement lancé un référendum. Du coup, la brochure laisse quasiment toute la place aux partisans du non: le gouvernement à majorité socialiste et les référendaires.