Modifié le 05 septembre 2017

Le canton de Neuchâtel supprime des postes sans avertir les syndicats

La conseillère d'Etat neuchâteloise en charge de l'Education, Monika Maire-Hefti.
Restructuration d'un office neuchâtelois sans que les syndicats ne soient avertis La Matinale / 1 min. / le 05 septembre 2017
Une restructuration d'un office neuchâtelois, avec quatre postes supprimés, a été lancée la semaine dernière, a appris lundi la RTS. Pas consultés, les syndicats dénoncent une dégradation du dialogue social.

Mardi dernier, les collaborateurs de l'Office neuchâtelois de l'orientation scolaire et professionnelle (OCOSP) ont été informés d'une réorganisation décidée par la conseillère d'Etat Monika Maire-Hefti. Au coeur de cette restructuration se trouvent les quatre cheffes de secteurs, dont les postes ont été supprimés. La directrice de l'office, qui serait elle partie de son plein gré, sera remplacée.

Le but de l'Etat: réduire la structure hiérarchique de l'OCOSP, afin qu'elle soit similaire à celle des autres offices.

Syndicat inquiet

Mais les syndicats n'ont pas été informés des suppressions de postes, contrairement à ce que prévoit la convention qui les lie avec l'Etat.

Une réunion est prévue lundi prochain, assure Monika Maire-Hefti. La socialiste voulait d'abord prévenir "les personnes concernées".

De son côté, la secrétaire du syndicat des services publics Claude Grimm regrette cette manière de faire "en cachette". "L'Etat nous met souvent devant le fait accompli", poursuit-elle, soulignant une dégradation du dialogue social.

Valentin Tombez et Coraline Pauchard

Publié le 04 septembre 2017 - Modifié le 05 septembre 2017