Modifié le 19 mars 2014

Saab soupçonné de déclarer de fausses affaires compensatoires

Les Suisses voteront le 18 mai sur l'achat de 22 avions de combat Gripen.
Les Suisses voteront le 18 mai sur l'achat de 22 avions de combat Gripen. [ - AP/Keystone]
Un contrat passé avec la société neuchâteloise Orolia a été qualifié à tort d'affaire compensatoire par Saab, le constructeur suédois du Gripen, révèlent mercredi L'Express et L'Impartial.

Un contrat de 8 millions de francs passé entre un sous-traitant de Saab et la société neuchâteloise Orolia, qualifié d'affaire compensatoire pour l'achat du Gripen, n'a aucun lien avec les avions suédois, révèlent L'Express et L'Impartial mercredi.

En lisant le communiqué publié sur le site de Saab, on peut lire que Selex a mandaté Orolia pour une nouvelle série de seize horloges atomiques destinées au système de navigation européen Galileo, précisent les quotidiens.

Une collaboration déjà existante

Selon L'express et L'Impartial, le seul rapport du contrat entre Orolia et Selex avec Saab est que Selex fournit les radars du Gripen.

"Ce contrat a été passé indépendamment de l'achat du Gripen", confirme Pascal Rochat, directeur d'Orolia, interrogé dans l'article. Son entreprise collabore depuis 2005 avec le GPS européen, et Selex était déjà son partenaire.

jgal

Publié le 19 mars 2014 - Modifié le 19 mars 2014

Pourquoi ce n'est pas une affaire compensatoire

Le contrat ne peut par conséquent pas être qualifié d'affaire compensatoire. Il ne concerne pas directement le Gripen et ne sert pas de commandes civiles ou de transferts technologiques. C'est en outre l'ESA, l'Agence spatiale européenne, qui finance le futur Galileo.

Si l'achat de 22 avions est accepté le 18 mai, Saab et ses partenaires ont promis de conclure des contrats avec des sociétés suisses pour un montant de 2,5 milliards de francs.