Modifié le 02 octobre 2017

Le Jura ouvre la voie à la dissolution de l'Assemblée interjurassienne

L'Assemblée interjurassienne a été créée il y a 23 ans (ici une photo en mars 2011).
L'Assemblée interjurassienne a été créée il y a 23 ans (ici une photo en mars 2011). [Gaël Klein - RTS]
Une page se tourne dans la Question jurassienne. Le Gouvernement jurassien invite lundi le Parlement à dénoncer lors de sa session du 25 octobre l'Accord du 25 mars 1994 instituant l'Assemblée interjurassienne (AIJ).

L'Accord du 25 mars a été signé par les gouvernements jurassien et bernois, ainsi que par le Conseil fédéral pour institutionnaliser le dialogue entre les deux cantons. Pour ces acteurs, la Question jurassienne est désormais close avec les votes de Moutier, de Sorvilier et de Belprahon sur leur appartenance cantonale.

L'AIJ, qui a reçu pour mandat de promouvoir le dialogue entre les Jurassiens des deux côtés de la frontière cantonale, devrait être dissoute le 10 novembre à Moutier en présence de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. L'acte de dissolution prendrait effet au 31 décembre.

Dans la mesure où le processus visant à régler politiquement la Question jurassienne est arrivé à son terme, la loi du 23 septembre 1992 sur l'unité du Jura et la loi "Un seul Jura" du 26 avril 2006 deviennent sans objet, a indiqué lundi le canton du Jura dans un communiqué. Leur abrogation sera soumise au Parlement ultérieurement.

ats/dk

Publié le 02 octobre 2017 - Modifié le 02 octobre 2017

Moutier rejoint le Jura, Belprahon et Sorvilier restent bernoises

Le 18 juin, la majorité des citoyens de la ville de Moutier a décidé de quitter le canton de Berne pour rejoindre le canton du Jura lors d'un vote historique.

Douze recours ont été déposés à la suite de ce scrutin, dont trois ont été jugés irrecevables. Neuf plaintes liées notamment à la régularité du vote restent à ce jour pendantes.

Le 17 septembre, les communes de Sorvilier et de Belprahon ont en revanche refusé de suivre Moutier, décidant de rester dans le giron bernois. Un recours a également été déposé contre le non à Belprahon.