Modifié le 20 mars 2017

L'Hôpital du Jura se dote d’un centre de compétence oncologique

L’Hôpital du Jura va réaménager et équiper deux étages inoccupés sur le site de Delémont.
L'Hôpital du Jura se dote d’un centre de compétence oncologique Le 12h30 / 1 min. / le 20 mars 2017
Face à l’augmentation des cas de cancer et des normes à respecter, l’Hôpital du Jura va investir 860'000 francs dans le réaménagement et l’équipement de deux étages inoccupés sur le site de Delémont.

L’oncologie est une discipline qui évolue et se complexifie. Selon les dernières projections, jusqu’à 40% de la population présentera un cancer dans sa vie - d'’où la nécessité de pouvoir traiter avec un maximum de qualité tous les patients concernés.    

"La prise en charge d'un patient oncologique requiert l'interaction de nombreuses spécialités, à l'intérieur et à l'extérieur de l'hôpital", rappelle le chef du service d’oncologie de l’Hôpital du Jura. "Nous avons un partenariat étroit avec l'hôpital universitaire de Bâle et cette concentration nous permet d'avoir des interactions quotidiennes de façon plus rapide", ajoute le docteur Christian Monnerat interviewé par la RTS.

S'adapter aux normes médicales

Ce sont les normes médicales qui poussent à ce genre de concentration. L'une d'elles est la nécessité d'avoir des "tumor boards" - des conférences entre spécialistes. L'Hôpital du Jura les tient chaque semaine par vidéo-conférence avec l'hôpital de Bâle.

Une autre norme imposée concerne la fabrication des cytostatiques, des substances administrées dans le cadre des chimiothérapies. Elles doivent être fabriquées par des pharmaciens dans un environnement dit de "salle blanche", où la présence de particules est réduite au minimum.

"Nous sommes contraints de concentrer nos activités sur un seul site pour répondre à ces normes", souligne le docteur Monnerat. En 2013, la Coordination et concentration de la médecine hautement spécialisée, institution qui régularise les pratiques médicales, avait exigé de nouvelles normes. Elles auraient fait perdre 40% de notre activité à l'Hôpital du Jura", note le spécialiste. "Ce projet n'a pas abouti mais pour pouvoir répondre à l'avenir à de futures régulations, cette concentration est indispensable."

Gaël Klein

Publié le 20 mars 2017 - Modifié le 20 mars 2017