Modifié le 17 mars 2017

Genève ambitionne de lancer une formation continue pour les imams

La demande est venue des communautés musulmanes, qui se sont adressées aux autorités genevoises.
Genève ambitionne de lancer une formation continue pour les imams Le 12h30 / 2 min. / le 16 mars 2017
Genève veut lancer une formation pour les imams, a appris jeudi la RTS. Cette démarche inédite en Suisse est soutenue par le Conseil d'Etat. Si elle aboutit, il s'agira d'une formation continue dispensée par l'Université.

La demande est venue des communautés musulmanes, qui se sont adressées aux autorités genevoises avec cette question: l'Université pouvait-elle les aider à favoriser l'intégration de leurs imams déjà en exercice? L'Université a répondu positivement. Entre 10 et 20 personnes seraient concernées. Les cours pourraient commencer dès l'automne prochain.

Plusieurs facultés sont concernées, puisqu'il s'agirait de cours de français, mais aussi d'histoire, de droit ou encore d'éthique. Le but est de familiariser les imams avec les institutions politiques, le contexte culturel de la Suisse, avec des valeurs telles que le pluralisme ou la laïcité.

Construire des ponts entre les cultures

Certaines personnalités extérieures seront également sollicitées, comme le juriste Yad Benachour, qui a présidé la haute instance de la révolution en Tunisie, organe chargé de la transition démocratique.

Le projet sera mis sur les rails samedi, lors de la réception de Yad Benachour par le recteur de l'Université avec d'autres personnalités, capables de construire des ponts entre la culture occidentale et la culture islamique. Une journée de travail est organisée avec l'Université et le bureau de l'intégration pour rencontrer les communautés musulmanes genevoises et vérifier leurs besoins réels.

Formation continue

Le projet genevois se veut plus modeste que le cursus déjà proposé à l'Université de Fribourg qui dispose d'un Centre islam et société. Genève proposera une formation continue. Le mandat fribourgeois se concentre sur la formation des travailleurs sociaux, des aumôniers de prisons et non des imams.

Sylvie Lambelet/lgr

Publié le 16 mars 2017 - Modifié le 17 mars 2017