Vingt-huit patrons de bars genevois se sont vu adresser une fin de non recevoir par le Service du commerce. Dans un courrier recommandé, ils ont appris qu'ils devraient mettre leurs clients à la porte à minuit au plus tard et non 2 heures du matin, et ce y compris le week-end, révèle samedi la Tribune de Genève.
En cause, le bruit qui dérange le voisinage de ces établissements. "La tranquillité publique ne pourrait être respectée si l’exploitation de l’établissement concerné devait se poursuivre au-delà de minuit", souligne ainsi le Service du commerce dans un courrier dont le quotidien genevois a pris connaissance.
Les protestations se multiplient
Les établissements concernés se situent dans des endroits très fréquentés tels que Plainpalais, Eaux-Vives ou Carouge (voir encadré). Sans surprise, les protestations se multiplient du côté des tenanciers depuis cette décision, qui fera l’objet d’un recours devant la Cour de justice. Les patrons de bistrots sont soutenus dans leur démarche par la Jeunesse socialiste et l'Union des espaces culturels alternatifs.
Pierre-François Unger, magistrat de tutelle du Service du commerce, se défend en invoquant la loi: "Pour ouvrir en dehors des heures légales, il faut une dérogation (...) délivrée s’il n’y a pas de trouble à l’ordre public. Le Service du commerce constate que les plaintes liées au bruit se multiplient, il applique donc la loi.". Mais, nuance-t-il, "les dérogations sont accordées d’une année à l’autre. Rien n’est définitif".
RTSinfo