Modifié le 19 janvier 2018

Fribourg veut implanter à Saint-Aubin un pôle d'innovation agroalimentaire

L'ancien site d'Elanco à Saint-Aubin (FR) a été racheté par le canton de Fribourg dans le but de faire de la promotion économique proactive.
Fribourg veut faire de Saint-Aubin (FR) un pôle d'innovation dans le domaine de l’agroalimentaire La Matinale / 1 min. / le 19 janvier 2018
Le canton de Fribourg lance un appel international à projets innovants dans l'alimentation, l'agriculture et la biomasse. L'ex-site d'Elanco à Saint-Aubin accueillera de jeunes pousses.

La valeur totale des prix approche 500'000 francs pour 15 projets lauréats. Ce concours, présenté jeudi par la conseillère d'Etat Marie Garnier, vise aussi bien des entreprises suisses qu'étrangères. Les projets devront viser des retombées économiques et technologiques dans le canton de Fribourg.

Le programme Relocalisation permettra à 10 lauréates de s'implanter gratuitement pendant 2 ans à Saint-Aubin, sur le site abandonné par l'entreprise Elanco et racheté par l'Etat de Fribourg.

Partenaires privés

Quant au programme Collaboration à distance, il permet à 5 entreprises intéressées par le marché suisse de découvrir l'écosystème agroalimentaire fribourgeois et suisse. De quoi y développer des relations avec des partenaires locaux.

Ce concours est financé à hauteur de 561'000 francs par le Canton, de 109'000 fr. par la Nouvelle Politique Régionale et de 50'000 fr. par les partenaires privés. Nestlé, Cremo, Fenaco et Micarna participent au projet comme membres du jury et dans le coaching.

Agroalimentaire et construction, piliers fribourgeois

Le canton de Fribourg "a une industrie forte sur l'agroalimentaire et la construction", explique le directeur de la Promotion économique du canton de Fribourg, Jean-Luc Mossier, invité vendredi de La Matinale. Pour lui, le pôle de Saint-Aubin deviendrait l'un des pilliers économiques fribourgeois, avec Bluefactory à Fribourg, qui se spécialise dans l'habitat du futur.

Reste que plusieurs milliers de francs seront avancés par l'Etat. Jean-Luc Mossier reconnaît que "cela présente un certain nombre de risques, car le retour sur investissement ne se fera pas pas sur 3 ou 5 ans."

"En situation de concurrence forte entre pays, entre cantons, il est particulièrement important d'avoir une spécialisation, un focus qui permet de se différencier", souligne-t-il.

>> Ecouter l'interview du directeur de la Promotion économique du canton de Fribourg, Jean-Luc Mossier:

Jean-Luc Mossier, directeur de la promotion économique du canton de Fribourg.
-
La Matinale - Publié le 19 janvier 2018

ats/nr

Publié le 18 janvier 2018 - Modifié le 19 janvier 2018