Modifié mercredi à 10:05

Le poison trouvé chez un député fribourgeois n'a pas tué la louve F13

Le cadavre de la louve retrouvé le 9 juin a été analysé par des spécialistes, qui ont confirmé son identité.
Le poison trouvé chez un député fribourgeois n'a pas tué la louve F13 La Matinale / 1 min. / le 06 décembre 2017
Le poison saisi chez un député UDC fribourgeois n’a pas tué la louve de Bellegarde en juin dernier. Le liquide trouvé au domicile de Roger Schuwey ne correspond pas aux résultats de l’autopsie, a appris la RTS mercredi.

La louve F13 avait été retrouvé empoisonnée le 9 juin sur les hauts d'Im Fang (FR), et l’enquête s’était rapidement concentrée sur Roger Schuwey.

>> Lire: Perquisitionné, un député nie avoir empoisonné une louve à Fribourg

L’autopsie a été réalisée par le laboratoire vétérinaire de l’Université de Berne. Elle a été complétée par des analyses demandées par le Ministère public fribourgeois en Allemagne et en France.

Pas de preuve tangible

Résultat: le poison découvert dans la dépouille de la louve - tout comme le poison découvert dans les carcasses d’autres animaux retrouvés morts dans ce même secteur - n’est pas le liquide anti-fourmis saisi chez le député Roger Schuwey lors d’une perquisition.

Trois sociétés actives dans le secteur de la dératisation ont également été perquisitionnées par la justice, mais aucune piste ne mène au député fribourgeois ou à son cercle familial.

A ce stade de l’enquête, le Ministère public ne dispose ainsi d’aucune preuve tangible pour inculper le député Schuwey.

Poison déposé dans la forêt

Les enquêteurs supposent que le poison a été mis dans un bac à glace placé dans la forêt. Ils ont aussi découvert une empreinte sur un autre bac, mais elle ne correspond pas à l’ADN de Roger Schuwey.

Par ailleurs, les investigations ont également porté sur des échantillons de terre prélevés autour du restaurant du député UDC. Là non plus, aucune correspondance n’a été trouvée.

Roger Schuwey a certes déjà eu maille à partir avec les services de la Chasse et de la Faune, et il est ouvertement opposé au loup, mais selon les preuves - connues de la RTS - aucun lien n’a pu être établi avec l’empoisonnement de la louve de Bellegarde.

Plaintes déposées

Dans cette affaire, Roger Schuwey, que la justice n'a toujours pas blanchi, a également contre-attaqué. Après la divulgation médiatique de cette affaire, l’homme avait en effet été copieusement insulté sur les réseaux sociaux.

Il a déposé quatre plaintes, qui ont toutes abouti à des condamnations à des jours-amende.

A noter que ni le Ministère public fribourgeois ni l’avocat de Roger Schuwey n’ont souhaité réagir officiellement aux informations de la RTS.

Fabrice Gaudiano/kkub

Publié mercredi à 07:54 - Modifié mercredi à 10:05