Modifié le 05 février 2016

Des travailleurs chinois illégaux et sous-payés chez Swissmetal

Les ouvriers chinois étaient chargés de transférer du matéril lourd à l'usine de Reconvilier.
Travailleurs chinois illégaux et sous-payés chez Swissmetal Le 12h30 / 1 min. / le 05 février 2016
L’entreprise Baoshida-Swissmetal a employé des travailleurs chinois sous-payés et sans permis de travail sur ses sites de Reconvilier et de Dornach, a appris la RTS. Les autorités sont intervenues.

Swissmetal avait été rachetée il y a trois ans par le groupe chinois Baoshida, qui annonçait l’automne dernier le regroupement de la production sur son site de Reconvilier, dans le Jura bernois. C’est pour le transfert des installations lourdes que l’entreprise a fait venir des travailleurs de Chine.

Pour pouvoir démonter à Dornach, transférer, puis remonter à Reconvilier une presse de 1200 tonnes, les responsables de Swissmetal voulaient mandater une entreprise européenne.

A peine 1000 francs par mois

Mais la direction chinoise en a décidé autrement: elle a dépêché six travailleurs chinois sur place. Ils étaient munis d’un visa business qui les autorise à faire du commerce en Suisse, mais pas d'y travailler. Et ils ont été payés à peine 1000 francs par mois.

Repérés par les inspecteurs du Contrôle du travail, les principaux concernés ont été interrogés par la police et ont interrompu leurs activités. Ils ont du reste quitté la Suisse pour le congé du Nouvel an chinois.

>> Ecoutez la réaction de Pierluigi Fedele, membre de la direction nationale du syndicat Unia:

Le drapeau de la république populaire flotte au centre de Reconvilier, devant l’usine Baoshida-Swissmetal.
Forum - Publié le 05 février 2016

Volonté de régulariser la situation

Un rapport est sur la table de la direction cantonale bernoise de l’Economie publique. Mais une fois les vacances finies, l’idée est bien que les Chinois reviennent en Suisse - avec cette fois des visas et permis de travail en bonne et due forme, et des salaires conformes aux standards suisses.

Ils ont démonté les machines "à la chinoise", explique-t-on chez Swissmetal, qui voit mal qui d’autre pourrait les remonter correctement. En tous les cas, le transfert des machines prendra plusieurs semaines de retard.

Alain Arnaud/oang

Publié le 05 février 2016 - Modifié le 05 février 2016