Modifié le 27 décembre 2017

Le cabotage, une activité qui tourne à plein régime à l'aéroport de Genève

Des passagers arrivent devant le terminal 1 de l'aéroport de Genève.
Des passagers arrivent devant le terminal 1 de l'aéroport de Genève. [Martial Trezzini - Keystone]
Pratique illégale consistant à charger et à décharger en Suisse des passagers dans des véhicules étrangers, le cabotage prend de l'ampleur en hiver à l'aéroport de Genève, expliquent mercredi La Liberté et Le Courrier.

Immatriculées en France ou en Estonie, des entreprises proposent à leurs clients des trajets vers les pistes de ski valaisannes à prix cassés. Exemple: pour une navette entre l'aéroport de Genève et Verbier, le prix avoisine les 250 francs. Une société suisse n'a d'autre choix que de facturer le double en raison de charges plus élevées.

Interrogé par les deux quotidiens, le président central de l'Association suisse des transports routiers (ASTAG) Adrian Amstutz s'insurge. "Le cabotage est une grossière distorsion de la concurrence. Ce n'est pas seulement illégal, mais c'est aussi dommageable sur le plan économique", tonne le conseiller national UDC.

Davantage de contrôles demandés

Si les cantons de Genève et du Valais affirment faire des contrôles réguliers, les professionnels du transport en Suisse ne sont pas satisfaits.

Ces derniers en demandent davantage, de même que des amendes réellement dissuasives. Jusqu'à présent, elles n'ont que rarement dépassé quelques centaines de francs.

kg

Publié le 27 décembre 2017 - Modifié le 27 décembre 2017