Modifié le 12 octobre 2017

Le Parlement genevois affirme son attachement au bouclier fiscal

La salle du Grand Conseil genevois
La salle du Grand Conseil genevois [Martial Trezzini - Keystone]
Le Grand Conseil genevois ne veut pas suspendre le bouclier fiscal pour deux ans. Par 64 non contre 33 oui, la majorité de droite a rejeté jeudi soir un projet de loi présenté par les socialistes et Ensemble à Gauche.

Le PS et Ensemble à Gauche avaient présenté un projet de loi visant à suspendre deux ans le bouclier fiscal, qui plafonne actuellement les impôts communaux et cantonaux en fonction du revenu et dont bénéficieraient des grandes fortunes.

Les motivations des initiateurs de cette loi sont liées au déficit, estimé à 110 millions de francs, que connaissent aujourd'hui les finances du canton de Genève. Le projet de budget 2018 n'est guère plus réjouissant, puisqu'il prévoit une perte de plus de 260 millions de francs, selon le socialiste Roger Deneys.

Opposition de la droite

La droite, constituant la majorité au Parlement genevois, a avancé le risque de voir les grosses fortunes quitter un canton où le taux d'imposition sur la fortune est de 1%, le plus élevé de Suisse.

"Le bouclier fiscal atténue ce mécanisme et permet de garder de la substance fiscale", a plaidé le conseiller d'Etat Serge Dal Busco, en charge des Finances.

ats/ruff

Publié le 12 octobre 2017 - Modifié le 12 octobre 2017