Modifié le 10 septembre 2017

La présence du loup en Suisse serait bénéfique à la santé des forêts

Un loup photographié en 2004 au parc naturel de Langenberg à Zurich (image d'illustration)
Un loup photographié en 2004 au parc naturel de Langenberg à Zurich (image d'illustration) [Steffen Schmidt - Keystone]
Selon les gardes forestiers, la présence du loup en Suisse est un bienfait pour la santé des forêts de montagne, qui jouent un important rôle protecteur en cas d'avalanche et de glissements de terrain.

Aujourd'hui, la surpopulation de cerfs et de chevreuils menace les forêts des Grisons. Les jeunes arbres meurent à force de se faire brouter, faisant vieillir les forêts qui risquent de perdre en stabilité.

Les gardes forestiers sont convaincus que le loup, et notamment la meute du massif du Calanda, près de Coire, joue un rôle de régulateur des populations de cervidés.

Dans l'ensemble des Grisons, les hivers doux des dernières années ont contribué à faire passer la population de cerfs de 12'600 individus en 2000 à 16'500 au printemps dernier.

Régulation autonome et efficace

Toutefois, la région du Calanda fait exception à cette tendance. La meute de loups qui y chasse n'y est pas étrangère. Depuis son arrivée en 2011, la population de cerfs a été réduite d'un tiers sur ses territoires.

L'impact de la meute sur le renouvellement de la forêt n'est pas encore scientifiquement vérifiable, mais pourra l'être dans quelques années, précise encore le garde-chasse cantonal.

ats/jop

Publié le 10 septembre 2017 - Modifié le 10 septembre 2017