Modifié le 07 janvier 2015

Les cantons peinent à respecter la loi sur les heures de gym obligatoires

Harmos a bouleversé la formation des profs qui vont enseigner l’éducation physique.
Les cantons peinent à respecter la loi sur les heures de gym obligatoires Le Journal du matin / 1 min. / le 07 janvier 2015
Faute de salles de sport en nombre suffisant, certains cantons romands peinent à respecter la loi fédérale qui impose trois heures de gym par semaine à l'école obligatoire, selon l'enquête de la RTS.

De nombreux élèves de l'école obligatoire ne font toujours que deux heures hebdomadaires d'éducation physique en Suisse romande, alors même que la loi fédérale en impose trois au minimum depuis une décision des Chambres fédérales en 2011. La plupart des cantons n'arrivent pas à respecter ce quota, en raison essentiellement d'un manque de salles de sport.

A Genève, les élèves du secondaire I ne font que deux périodes de gym hebdomadaires. A Neuchâtel, ce sont des enfants du primaire qui sont pénalisés. Et dans le canton de Vaud, un rapport du printemps dernier révèle que 690 classes n'ont pas eu droit aux trois heures de sport.

Pour le député Vaud Libre Jérôme Christen, cette situation est inadmissible. Il a donc déposé mardi un postulat au Grand Conseil pour demander une nouvelle fois à son canton de se mettre aux normes.

Nécessaires investissements

L'Association suisse d'éducation physique à l'école (ASEP) milite pour que les communes investissent dans les infrastructures. Ces programmes d'équipement sont effectivement entièrement aux mains des communes, à leur charge, rappelle la cheffe de l'Instruction publique vaudoise Anne-Catherine Lyon. Mais "je comprends qu'elles ne puissent pas faire autant qu'elles le souhaiteraient", précise-t-elle.

Les pressions politiques ne s'exercent pas seulement dans le Canton de Vaud. L'association genevoise des maîtres d'éducation physique a rencontré en décembre dernier la commission de l'enseignement du Grand Conseil. Et à Neuchâtel, le Conseil d'Etat va mandater un groupe de travail pour trouver la meilleure manière d'appliquer la loi. 

Céline Fontannaz/oang

Publié le 07 janvier 2015 - Modifié le 07 janvier 2015