Modifié mardi à 06:47

La mission d'enquête "n'a pas encore été déployée" à Douma en Syrie

La ville de Douma, près de Damas, photographiée le 16 avril 2018.
La ville de Douma, près de Damas, photographiée le 16 avril 2018. [STR - Keystone]
La mission d'enquête de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) n'a pas encore été déployée lundi dans la ville syrienne de Douma pour y enquêter sur l'attaque au gaz présumée du 7 avril.

"L'équipe n'a pas encore été déployée à Douma", a déclaré le directeur de l'OIAC Ahmet Uzumcu lors d'une réunion d'urgence des Etats membres du conseil exécutif, ajoutant que la Syrie et la Russie avaient invoqué des "problèmes de sécurité".

Plus tôt, l'ambassadeur britannique à La Haye Peter Wilson avait expliqué qu'aucune date n'avait été fixée pour l'entrée de la mission dans la ville. "La Russie et la Syrie n'ont pas encore autorisé l'accès à Douma. Accès sans entrave essentiel. La Russie et la Syrie doivent coopérer", a-t-il écrit dans un tweet.

Les enquêteurs attendus mercredi

La Russie a peut-être visité le site de Douma et aurait "falsifié" des preuves, a déclaré de son côté l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'OIAC. "Nous craignons qu'ils ne l'aient altéré dans l'intention de contrecarrer les efforts de la mission de l'OIAC pour mener une enquête efficace", a indiqué Ken Ward.

"Cela soulève de sérieuses questions sur la capacité de la mission d'enquête de faire son travail", a-t-il ajouté lors de la réunion à La Haye.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a nié toute mauvaise volonté, qualifiant les informations faisant état d'une "entrave" aux inspecteurs de l'OIAC de "sans fondement" et soulignant que la Russie était dès le début "pour une enquête impartiale".

Confirmant des "problèmes de sécurité", et notamment le fait que les routes menant à Douma devaient encore être débarrassées des mines, l'ambassade de Russie auprès de l'OAIC a ensuite assuré que l'arrivée des experts à Douma était prévue mercredi.

agences/hend/tmun

Publié le 16 avril 2018 - Modifié mardi à 06:47

L'UE menace le régime syrien de sanctions

Les ministres européens des Affaires étrangères ont insisté lundi sur la nécessité de relancer le processus politique pour résoudre la crise syrienne. Ils ont aussi menacé d'imposer de nouvelles sanctions à Damas, suite aux attaques chimiques présumées contre Douma, le 7 avril.

Celles-ci comprennent un embargo sur les armes et l'interdiction de transactions avec la banque centrale syrienne, ainsi que des interdictions de voyager et des gels d'avoirs pour les responsables politiques, militaires, financiers et scientifiques syriens accusés d'avoir permis la mise au point d'armes chimiques.