Modifié le 14 mars 2018

Mort de l'astrophysicien britannique Stephen Hawking à l'âge de 76 ans

L’astrophysicien Stephen Hawkins est décédé
L’astrophysicien Stephen Hawking est décédé 12h45 / 2 min. / le 14 mars 2018
L'astrophysicien britannique Stephen Hawking, réputé pour ses travaux sur les trous noirs, la cosmologie quantique et ses livres de vulgarisation sur les mêmes sujets, est mort à l'âge de 76 ans.

L'agence de presse britannique Press Association cite un porte-parole de la famille. Né à Oxford au Royaume-Uni, le physicien théoricien s'est éteint chez lui, à Cambridge.

"Nous sommes profondément attristés par la mort aujourd'hui de notre père adoré". "C'était un grand scientifique et un homme extraordinaire dont le travail vivra encore de nombreuses années", ont écrit ses enfants Lucy, Robert et Tim dans un texte également publié par l'agence de presse.

Champion de la vulgarisation

Connu du grand public à la fois pour son livre "Une brève histoire du temps" et pour la maladie de Charcot dont il souffrait, Stephen Hawking a été professeur de mathématiques à l'université de Cambridge de 1980 à 2009.

Il avait défié les prédictions selon lesquelles il n'avait que quelques années à vivre après avoir développé en 1964 une maladie neurodégénérative qui l'avait cloué dans un fauteuil roulant.  "Son courage et sa ténacité, son génie et son humour, ont inspiré des gens à travers le monde", ont souligné ses enfants.

>> Les principales thèses de l'astrophysicien:

Handicap et célébrité

Cloué dans un fauteuil et s'exprimant via un ordinateur, Stephen Hawking a consacré sa vie à percer les secrets de l'univers et à populariser l'astrophysique, au point d'en devenir une star.

"Je suis certain que mon handicap a un rapport avec ma célébrité. Les gens sont fascinés par le contraste entre mes capacités physiques très limitées et la nature extrêmement étendue de l'univers que j'étudie", disait le scientifique contemporain certainement le plus célèbre du monde.

Son génie était d'abord de savoir vulgariser la science pour le grand public, y compris chez les enfants, grâce à sa série de cinq romans pour les enfants, Georges, qu'il a écrit avec sa fille.

>> La journaliste de la RTS Tania Chytil raconte sa rencontre avec ce "monument de la science":

Décès de Stephen Hawkins: commentaire de Tania Chytil
12h45 - Publié le 14 mars 2018

Stephen Hawking, un athée décidé

L'astrophysicien Stéphane Paltani a rappelé, sur le plateau du 19h30, la limite que marquait Stephen Hawking entre la physique et le métaphysique. "La démarche scientifique est basée sur le fait qu'on cherche à comprendre l'univers avec les lois mathématique. Si l'on part de ce postulat que les maths peuvent expliquer tout l'univers, il n'y a logiquement pas de place pour une divinité", jugeait le scientifique.

"Pour ceux qui sont croyants, on doit faire une coupure et séparer la recherche de sa pensée personnelle", conclut Stéphane Paltani.

agences/br/fme

Publié le 14 mars 2018 - Modifié le 14 mars 2018

Emotion infinie sur la Toile

La mort de l'astrophysicien a déchaîné les réactions, notamment sur les réseaux sociaux. Si quelques internautes l'ont confondu avec l'écrivain "Stephen King", la majorité des 2,8 millions de tweets utilisant le hashtag #StefenHawking ont repris ses citations et photos pour saluer sa mémoire et lui souhaiter un bon voyage vers les étoiles.





Hormis le grand public, des personnalités de tous bords ont tenu à saluer la mémoire de l'astrophysicien. Les scientifiques en premier lieu, dont toute une génération a été marquée par ses travaux. La NASA a salué "un physicien de renom et un ambassadeur de la science". "Ses découvertes ont ouvert un univers de possibilités que nous et le monde continuons à explorer", a déclaré l'agence spatiale américaine.




Des personnalités aussi diverses que l'acteur britannique Eddie Redmayne ou la pop star américaine Katy Perry se sont joints à l'hommage, démontrant à quel point Hawkings avait su toucher les coeurs et les esprits bien au-delà de la communauté scientifique. Cette dernière a tweeté avoir "un grand trou noir dans le coeur quelques heures avant le jour du nombre Pi".




Certains politiques se sont également manifestés, à l'image de la Première ministre britannique, Theresa May, qui a salué "un esprit brillant et extraordinaire, l'un des plus grands scientifiques de sa génération. Son courage, son humour et sa détermination ont été une inspiration".