Modifié le 13 mars 2018

Israël parvient à un accord de coalition après des semaines de crise

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la Knesset, le Parlement israélien.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la Knesset, le Parlement israélien. [Sebastian Scheiner - AP/Keystone]
Le gouvernement israélien a annoncé mardi un accord de coalition lui permettant d'échapper à des élections anticipées après trois semaines de crise et d'interrogations sur les motivations du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L'accord porte sur un texte visant à maintenir l'exemption de service militaire des étudiants juifs ultra-orthodoxes. Les partis ultra-orthodoxes ont menacé de ne pas voter le budget 2019 à défaut d'un maintien de l'exemption.

Le ministre des Finances et le ministre de la Défense, chefs de deux autres partis de l'alliance gouvernementale, ont mis leur démission dans la balance face aux ultra-orthodoxes.

Elections anticipées évitées

Le projet de loi a été approuvé en examen préliminaire par le Parlement par 59 voix pour et 38 contre. Les partis ultra-orthodoxes devraient à leur tour approuver le budget. Le compromis repousse la perspective de législatives anticipées avant l'échéance prévue de novembre 2019.

Des sondages publiés lundi par des chaînes de télévision indiquaient que, malgré les enquêtes policières (lire encadré), le parti de Benjamin Netanyahu, le Likoud, remporterait 29 ou 30 sièges sur 120, soit autant que dans le Parlement sortant.

>> Lire aussi: Benjamin Netanyahu entendu par la police dans une affaire de corruption en Israël

agences/hend

Publié le 13 mars 2018 - Modifié le 13 mars 2018

Benjamin Netanyahu sous enquête

Une série d'investigations pour corruption présumée jettent une ombre sur l'avenir de Benjamin Netanyahu. La police a recommandé son inculpation dans deux dossiers. Un troisième, l'affaire dite Bezeq, du nom du grand groupe israélien de télécommunications, pourrait se révéler encore plus dangereux.

Les adversaires de Benjamin Netanyahu et nombre de ses alliés le soupçonnent d'avoir laissé enfler la crise de coalition à des fins de survie politique.

Une victoire dans des élections anticipées compliquerait en effet son éviction du gouvernement en cas d'inculpation. Mais très peu parmi les alliés de Benjamin Netanyahu semblent en revanche avoir intérêt à un retour aux urnes avant l'heure.