Modifié le 13 mars 2018

Comment les partis jouent du redécoupage électoral aux Etats-Unis

La région a constamment réélu le même représentant républicain depuis 2002.
La région a constamment réélu le même représentant républicain depuis 2002. [Ben Von Klemperer - CrowdSpark/AFP]
Un démocrate pourrait l'emporter mardi lors d'une élection législative partielle en Pennsylvanie. Le scrutin a valeur de test pour Donald Trump, mais aussi par le redécoupage électoral qui l'a précédé.

Cette pratique, dénommée "gerrymandering" aux Etats-Unis, consiste à redessiner les lignes des circonscriptions électorales sur la carte du pays à des fins politiques. Elle permet par exemple d'englober le plus d’électeurs d’un même parti dans une seule circonscription.

Et la Pennsylvanie a précisément poussé l’art du "gerrymandering" très loin. Mais sa carte électorale, jugée anticonstitutionnelle, a été cassée par la Cour Suprême de l’Etat. Et cette décision historique donne des sueurs froides à tous les stratèges politiques du pays.

Tant les démocrates que les républicains jouent des subtilités du redécoupage électoral. Mais dans le cas de la Pennsylvanie, ce sont ces derniers qui ont réussi à redessiner les circonscriptions d’une manière à maximiser à chaque fois leur résultat. Or c'est dans l'une d'entre elles que se joue mardi une élection partielle symbolique (lire encadré).

>> Ecouter le reportage du correspondant de RTSinfo Raphaël Grand dans l'émission Tout un monde:

Le tracé du 7e district passe par le parking à l’arrière de ce restaurant proche de Philadelphie.
Raphaël Grand - RTS
Tout un monde - Publié le 13 mars 2018

oang

Publié le 13 mars 2018 - Modifié le 13 mars 2018

Le face-à-face électoral de mardi en Pennsylvanie

Cette circonscription de Pennsylvanie où se déroule une élection partielle mardi est un ancien haut-lieu industriel, ex-capitale sidérurgique et charbonnière de la "Ceinture de la rouille" américaine, autour de Pittsburgh.

La région est devenue conservatrice et a constamment réélu le même représentant républicain depuis 2002, jusqu'à sa démission récente en raison d'un scandale personnel.

Le candidat républicain, Rick Saccone, 60 ans, est un allié conservateur de Donald Trump, qui est venu le soutenir en personne samedi dernier lors d'un meeting.

Mais le candidat démocrate Conor Lamb, ancien procureur et avocat militaire de 33 ans, fait jeu égal avec le républicain dans les sondages, un exploit qui a fait souffler un vent de panique chez les républicains et déclenché un déluge d'argent d'organisations conservatrices.

Du coup, ce scrutin très symbolique prend la forme de référendum sur le 45e président des Etats-Unis.

AFP