Modifié le 13 février 2018

Martin Schulz quitte avec effet immédiat la tête du SPD allemand

Martin Schulz, lors d'une conférence de presse à Berlin, le 9 février 2018.
Martin Schulz, lors d'une conférence de presse à Berlin, le 9 février 2018. [Bernd Von Jutrczenka - DPA]
Martin Schulz a démissionné mardi soir de la présidence du Parti social-démocrate allemand (SPD) et annoncé la tenue d'un congrès extraordinaire le 22 avril pour désigner son successeur.

D'après une source au sein du SPD, le maire de Hambourg Olaf Scholz a été désigné pour assurer la présidence par intérim du parti.

Martin Schulz a déclaré que la direction du parti avait unanimement choisi Andrea Nahles pour prendre sa suite à la tête de la formation de centre gauche. L'ancienne ministre du Travail doit cependant encore être formellement nommée par le comité directeur du parti lors d'une réunion programmée mardi soir.

Vote sur l'accord de coalition

Les membres du SPD seront invités à voter sur la nomination d'Andrea Nahles lors du congrès extraordinaire du 22 avril. En cas d'acceptation, elle deviendrait la première femme présidente de ce mouvement créé il y a un siècle et demi.

Entre-temps, le 4 mars, on connaîtra le résultat du vote des 464'000 adhérents du parti sur l'accord de coalition entre le SPD et les conservateurs (CDU-CSU) d'Angela Merkel.

reuters/kg

Publié le 13 février 2018 - Modifié le 13 février 2018

Promesse non-tenue, selon les partisans de Martin Schulz

Martin Schulz avait annoncé déjà la semaine dernière son intention de renoncer au poste de président de son parti en crise. Il entendait passer le relais à Andrea Nahles dans quelques semaines seulement afin de devenir ministre des Affaires étrangères du futur gouvernement d'Angela Merkel.

En quelques jours, ce scénario a été remis en cause. Martin Schulz a dû renoncer au poste de chef de la diplomatie face aux critiques de sa base qui lui reprochait de trop penser à sa carrière personnelle et de revenir sur une promesse. Il avait en effet affirmé fin 2017, après une défaite aux élections législatives, qu'il ne ferait jamais partie d'un gouvernement sous la direction de la chancelière conservatrice.