Modifié le 13 février 2018

Le sort de Carles Puigdemont se jouera à la Cour des droits de l'homme

L'ancien président catalan Carles Puigdemont, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt en Espagne, est en exile en Belgique.
L'ancien président catalan Carles Puigdemont, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt en Espagne, est en exile en Belgique. [Yves Herman - Reuters]
Le Parlement catalan a annoncé mardi qu'il allait saisir la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour que l'indépendantiste Carles Puigdemont, exilé en Belgique, puisse être réinvesti comme président de la région.

Le Parlement catalan, où les partis indépendantistes sont majoritaires, "demandera à la CEDH de garantir les droits politiques et le droit à la participation politique de Carles Puigdemont", a affirmé un porte-parole du président du parlement catalan Roger Torrent.

Carles Puigdemont, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt en Espagne, entend gouverner depuis la Belgique. Mais suite à un recours du gouvernement espagnol, la Cour constitutionnelle a posé des conditions très strictes pour une éventuelle investiture, exigeant qu'il soit présent au débat.

Conditions strictes

Selon la Cour, Carles Puigdemont ne pourrait être investi que s'il se rend aux autorités et demande ensuite à la Cour suprême l'autorisation de se présenter devant le parlement pour défendre sa candidature.

Faute de président élu, la Catalogne reste sous administration directe du gouvernement espagnol, qui en a pris le contrôle fin octobre après une déclaration unilatérale d'indépendance avortée.

ats/cab

Publié le 13 février 2018 - Modifié le 13 février 2018